Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Nîmes, le 14 janvier 2026, n°2025F02021

Le tribunal de commerce de Nîmes, dans un jugement du 14 janvier 2026, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’égard d’une société spécialisée dans la publicité. Le représentant légal de la société avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 23 décembre 2025. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales justifiant l’ouverture d’une telle procédure collective. La solution retenue par le tribunal est l’ouverture du redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois.

La reconnaissance de l’état de cessation des paiements constitue le fondement de la décision.

Le tribunal constate que le débiteur ne peut faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il relève que « le débiteur se trouve dans l’impossibilité de faire face au passif exigible de l’ordre de 393 273 Euros avec son actif disponible » (Sur ce). Cette appréciation chiffrée objective la situation financière irrémédiablement compromise de l’entreprise. Le sens de cette constatation est d’établir le seuil légal requis pour l’ouverture de la procédure. La valeur de ce motif est probatoire car il s’appuie sur des pièces comptables communiquées. La portée de cette condition est fondamentale puisqu’elle déclenche l’ensemble du dispositif de traitement judiciaire des difficultés.

La caractérisation des causes des difficultés justifie la voie du redressement plutôt que la liquidation.

Le tribunal identifie plusieurs causes conjoncturelles et structurelles ayant conduit à la défaillance. Il évoque des « graves difficultés » sectorielles post-pandémie, un endettement accru par le PGE, et la perte d’un client important (Sur ce). Le sens de cette analyse est de démontrer le caractère surmontable des difficultés pour l’entreprise. La valeur de ce raisonnement réside dans l’appréciation des perspectives de redressement par le juge. La portée de cette motivation est de justifier l’octroi d’une période d’observation destinée à permettre un plan de continuation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».