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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Montpellier, le 12 janvier 2026, n°2025017233

Le tribunal de commerce de Montpellier, dans un jugement du 12 janvier 2026, a prononcé la liquidation judiciaire simplifiée d’une société débitrice. La procédure a été initiée par la demande volontaire de cette dernière, qui a reconnu son état de cessation des paiements. Après avoir convoqué le dirigeant en chambre du conseil, le tribunal a constaté l’impossibilité manifeste d’un redressement. La question de droit portait sur les conditions d’ouverture de cette procédure collective spécifique. La solution retient que la liquidation judiciaire simplifiée est applicable au vu des critères légaux remplis.

I. Les conditions de fond de l’ouverture de la liquidation judiciaire

Le tribunal établit d’abord la réunion des conditions générales posées par le code de commerce. Il relève que le débiteur est en état de cessation des paiements, car il ne peut faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Cette constatation est le fondement nécessaire à toute ouverture de procédure collective.

La décision applique ensuite le texte spécifique à la liquidation judiciaire. Le juge énonce que “la procédure de liquidation judiciaire est ouverte à l’égard de tout débiteur […] en cessation des paiements et dont le redressement est manifestement impossible” (Attendu, article L 640-1). Cette citation démontre la rigueur du contrôle judiciaire sur l’irrémédiable situation du débiteur.

II. Les conditions spécifiques de la procédure simplifiée

Le tribunal vérifie ensuite les critères légaux permettant d’appliquer la liquidation judiciaire simplifiée. Il constate que l’actif du débiteur ne comprend aucun bien immobilier, que le nombre de salariés est inférieur à cinq et que le chiffre d’affaires est modeste. Ces éléments sont déterminants pour alléger la procédure.

La portée de cette solution est de favoriser une gestion rapide et moins coûteuse des petites entreprises en difficulté. En retenant la forme simplifiée, le tribunal évite des formalités lourdes qui auraient pu obérer le faible actif disponible. Cette approche pragmatique protège les intérêts des créanciers tout en accélérant le traitement du dossier.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».