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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Meaux, le 12 janvier 2026, n°2025016643

Le tribunal de commerce de Meaux, par un jugement réputé contradictoire du 12 janvier 2026, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société par actions simplifiée. Saisi par requête du ministère public du 13 novembre 2025, le tribunal avait ordonné une enquête préalable. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour prononcer une liquidation judiciaire simplifiée. La solution retient l’état de cessation des paiements et l’impossibilité de poursuivre l’activité.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements et l’absence de redressement possible justifient la liquidation.

Le tribunal constate que le passif exigible de la société s’élève à 1650 euros sans actif disponible identifié. Il relève ainsi qu’ « à la date de cessation des paiements de la Sté MG BALAGNA [Localité 4], l’actif disponible ne permet pas de faire face au passif exigible » (Attendu). Cette constatation univoque établit l’état de cessation des paiements au sens de l’article L.640-1 du code de commerce. La valeur de cette solution est de rappeler le critère objectif de l’insuffisance d’actif disponible. La portée est l’ouverture systématique d’une procédure collective dès lors que ce critère est vérifié.

Le tribunal écarte toute perspective de redressement en affirmant que « la poursuite de l’activité n’est pas possible » (Attendu). Cette impossibilité de redressement est le fondement du prononcé de la liquidation judiciaire directe. La valeur de ce motif est de souligner le pouvoir souverain du juge pour apprécier les chances de survie de l’entreprise. La portée est de permettre au tribunal de ne pas ouvrir une procédure de redressement judiciaire inutile.

L’application de la procédure simplifiée est justifiée par la situation de la société débitrice.

Le tribunal applique la liquidation judiciaire simplifiée « en vertu de l’article L.641-2 du code de commerce et R.641-10 du code de commerce » (Par ces motifs). Cette décision est motivée par la situation financière modeste de l’entreprise, sans actif complexe. La valeur de ce choix est de favoriser la célérité et l’efficacité de la procédure pour les petites entreprises. La portée est de réduire les contraintes procédurales et les délais de clôture.

Le jugement fixe un délai de six mois pour prononcer la clôture de la procédure. Cette disposition illustre l’objectif de rapidité inhérent à la procédure simplifiée. La valeur de cette fixation est d’encadrer strictement la mission du liquidateur. La portée est de garantir une issue rapide pour les créanciers et le débiteur.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».