Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Marseille, le 20 janvier 2026, n°2025F01692

Le Tribunal des Activités Économiques de Marseille, par un jugement réputé contradictoire du 20 janvier 2026, a été saisi d’une demande en paiement par une société cessionnaire de créance. La société débitrice, assignée, n’a pas comparu, conduisant le juge à statuer par défaut sur le fondement des pièces produites. La question de droit portait sur la validité de la cession de créance et le bien-fondé de la condamnation au paiement du solde impayé. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant la qualité à agir du cessionnaire et en condamnant la débitrice au principal et aux intérêts.

I. La reconnaissance de la qualité à agir du cessionnaire

Le tribunal a validé la transmission de la créance en se fondant sur les documents contractuels produits. Il a estimé que la société cessionnaire justifiait de ses droits par la production de l’acte de cession. Cette solution confirme l’importance de la preuve écrite dans le cadre d’une cession de créance.

A. L’exigence d’une preuve de la transmission de la créance

Le juge a expressément constaté que la société demanderesse justifiait bien de sa qualité à agir. Cette appréciation repose sur l’analyse des pièces versées aux débats, notamment l’acte de cession. La valeur de cette solution est de rappeler que le cessionnaire doit démontrer l’existence d’un titre régulier. La portée de cette exigence est de sécuriser les transactions commerciales en imposant une preuve formelle.

B. L’opposabilité de la cession au débiteur défaillant

Le tribunal a prononcé la condamnation malgré l’absence de comparution de la débitrice. Il a considéré que les documents produits suffisaient à établir le bien-fondé de la demande. En cela, le jugement réaffirme que le défendeur défaillant ne bénéficie d’aucune présomption en sa faveur. La portée pratique est d’encourager les créanciers à constituer un dossier probatoire solide dès l’assignation.

II. La condamnation au paiement du principal et des accessoires

Le tribunal a prononcé une condamnation en principal avec intérêts au taux contractuel à compter de la signification du jugement. Il a également alloué une somme au titre des frais irrépétibles. Cette décision illustre l’application classique des règles contractuelles en matière de créances impayées.

A. Le fondement de la condamnation sur le contrat

Le juge a retenu que la créance était fondée en son principe et en son montant. Il a ainsi appliqué l’article 1134 du code civil, invoqué par la demanderesse, qui impose l’exécution des conventions. La valeur de cette solution est de rappeler la force obligatoire du contrat entre les parties. Sa portée est de permettre au créancier d’obtenir le paiement intégral de sa créance.

B. Le sort des intérêts et des frais de procédure

Le tribunal a assorti la condamnation des intérêts au taux contractuel à compter de la signification du jugement. Il a également accordé une indemnité de 800 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile. Cette solution précise le point de départ des intérêts, qui n’est pas la mise en demeure mais l’acte introductif d’instance. La portée de cette décision est de modérer les intérêts en faveur du débiteur défaillant.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».