Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de La Roche, le 14 janvier 2026, n°2026000043

Le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon, par un jugement du 14 janvier 2026, a ouvert une liquidation judiciaire simplifiée à l’égard d’une société unipersonnelle d’électricité générale. La procédure a été initiée par la déclaration de cessation des paiements de la débitrice le 7 janvier 2026. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales d’ouverture de cette procédure collective. Le tribunal a fait droit à la demande en prononçant la liquidation judiciaire simplifiée et en autorisant une poursuite d’activité exceptionnelle.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements.
Le tribunal a constaté l’impossibilité pour la débitrice de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il résulte des pièces que “le passif déclaré est évalué à la somme de 8 650,00 € pour un actif déclaré à la somme de 4 780,00 €” (Motifs). Cette insuffisance d’actif disponible établit la cessation des paiements au sens de l’article L.631-1 du code de commerce.

La valeur de ce constat réside dans l’appréciation concrète de la trésorerie immédiate de l’entreprise. Le tribunal écarte toute réserve de crédit ou moratoire, ce qui ancre la solution dans une analyse factuelle rigoureuse. La portée de ce raisonnement est de rappeler que la simple existence d’un actif supérieur au passif ne suffit pas si cet actif n’est pas liquide.

Le choix de la procédure simplifiée et ses conséquences.
Le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire simplifiée en raison de l’absence de biens immobiliers et de seuils légaux respectés. Il a estimé qu’“il n’existe aucune possibilité de présenter un plan de redressement” (Motifs), justifiant ainsi l’absence de phase d’observation. Cette orientation s’appuie sur les articles L.641-2 et suivants du code de commerce.

La valeur de cette décision est de privilégier la rapidité et l’économie de la procédure pour les petites entreprises sans perspective de continuation. La portée est double : d’une part, elle allège les charges administratives, d’autre part, elle autorise une poursuite d’activité exceptionnelle pour les seuls besoins de la liquidation. Le jugement illustre ainsi l’application pragmatique du droit des entreprises en difficulté.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».