Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Grenoble, le 14 janvier 2026, n°2026F00052

Le Tribunal de commerce de Grenoble, dans un jugement du 14 janvier 2026, a été saisi par une société commerciale d’une déclaration de cessation des paiements. La procédure visait l’ouverture d’une liquidation judiciaire immédiate, le redressement étant jugé impossible. La question de droit centrale portait sur la réunion des conditions légales pour prononcer cette liquidation. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et ouvert la liquidation judiciaire.

I. La constatation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal a fondé sa décision sur les informations recueillies en chambre du conseil auprès de la dirigeante de la société holding. Il a établi que l’entreprise se trouvait en situation de cessation des paiements. Les motifs précisent que “l’entreprise se trouve en situation de cessation des paiements par son impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible” (Attendu). Cette formulation reprend la définition légale de l’article L.631-1 du code de commerce.

La valeur de cette constatation est double pour la procédure. D’une part, elle conditionne l’ouverture de toute procédure collective. D’autre part, elle permet de fixer la date de cessation des paiements au 1er janvier 2026. La portée de cette fixation provisoire est essentielle pour la période suspecte et les actions en nullité.

II. L’impossibilité manifeste de tout redressement

Après avoir constaté la cessation des paiements, le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire en application des articles L.640-1 et L.640-2. Le jugement souligne que “tout redressement de son entreprise s’avérant impossible” (Attendu). Cette impossibilité manifeste justifie l’écartement de la procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire.

La portée de cette décision est immédiate et radicale pour la société débitrice. Elle entraîne le dessaisissement du dirigeant et la nomination d’un liquidateur judiciaire. La valeur de ce prononcé réside dans la rapidité de la procédure, sans phase d’observation, pour préserver les actifs.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».