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Tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, le 15 janvier 2026, n°2025007249

Le Tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, par un jugement du 15 janvier 2026, a autorisé la poursuite de la période d’observation d’une société en redressement judiciaire. La procédure avait été ouverte le 27 novembre 2025, et l’affaire revenait devant le juge pour un contrôle intermédiaire de l’activité. La question de droit portait sur l’opportunité de maintenir la période d’observation au regard de la situation économique du débiteur. La solution retient que les éléments fournis justifient la poursuite de la mesure jusqu’au 27 mai 2026.

I. Le contrôle judiciaire de la viabilité de l’entreprise en observation

Le juge exerce un pouvoir de vérification de la capacité du débiteur à surmonter ses difficultés. La décision rappelle que l’audience intermédiaire vise à « permettre au débiteur de communiquer au Tribunal ses résultats d’exploitation, sa situation de trésorerie » (Motifs). Ce contrôle permet d’éviter que la période d’observation ne devienne une simple mesure dilatoire sans perspective sérieuse de redressement. En l’espèce, le tribunal constate que l’activité se poursuit dans des conditions satisfaisantes, ce qui fonde sa décision.

II. La portée de l’autorisation de poursuite de la période d’observation

Le jugement ne se limite pas à une simple prorogation mais fixe un rendez-vous judiciaire rapproché au 12 mars 2026. Cette date contraint le débiteur à produire des documents comptables précis, notamment un compte de résultats et un prévisionnel d’exploitation. La valeur de cette décision est d’instaurer un suivi dynamique de la procédure, évitant une gestion passive de la période d’observation. La solution s’inscrit dans l’objectif de l’article L. 622-9 du Code de commerce qui privilégie la sauvegarde de l’entreprise.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».