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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Antibes, le 20 janvier 2026, n°2026F00016

Le tribunal de commerce d’Antibes, par un jugement du 20 janvier 2026, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’égard d’une société commerciale. La société débitrice avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 12 janvier 2026, puis comparu à l’audience. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour ouvrir une liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant l’impossibilité manifeste de redressement et la satisfaction des seuils de l’article L. 641-2 du code de commerce.

I. L’état de cessation des paiements et l’impossibilité de redressement

Le tribunal a constaté que le redressement de l’entreprise était manifestement impossible. Il a relevé que « le demandeur sollicite du tribunal de voir prononcer l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire » (Discussion). Ce constat établit le caractère irrémédiable de la situation financière de la société débitrice.

La valeur de cette appréciation réside dans le pouvoir souverain du juge pour évaluer l’absence de perspective de continuation. Le tribunal ne s’est pas contenté de la seule demande du débiteur, mais a vérifié les éléments fournis à l’audience. La portée de cette solution est de rappeler que la liquidation judiciaire suppose une impossibilité objective de redressement, non un simple déséquilibre financier.

II. L’application de la procédure simplifiée et ses conséquences

Le tribunal a vérifié que les conditions de l’article L. 641-2 du code de commerce étaient réunies. Il a précisé que « l’actif du débiteur ne comprend pas de biens immobiliers » et que le chiffre d’affaires et l’effectif salarié sont inférieurs aux seuils (Discussion). Ces éléments justifient le recours à la liquidation simplifiée.

La valeur de cette motivation est de garantir une procédure allégée pour les petites entreprises sans actif immobilier. Le juge a fixé la date de cessation des paiements au 31 décembre 2025, en application de l’article L. 641-1. La portée de ce jugement est d’ouvrir une procédure rapide, avec un délai de six mois pour la clôture, conformément à l’article L. 643-9.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».