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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Cour d’appel de Reims, le 20 janvier 2026, n°2025F05312

Le tribunal de commerce de Reims, par un jugement du 20 janvier 2026, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’encontre d’une société commerciale exploitant un fonds de carrosserie. Le ministère public avait saisi le tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne sur le fondement de l’article R.631-4 du code de commerce. Après un renvoi ordonné par le premier président de la cour d’appel de Reims, la juridiction rémoise a été désignée. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales d’ouverture du redressement judiciaire. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et ouvert la procédure.

I. La constatation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal a relevé que la société débitrice se trouvait dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il a ainsi constaté que « la société débitrice se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible, et qu’elle est donc en état de cessation des paiements » (Attendu). Cette constatation repose sur les informations recueillies par le ministère public et les pièces produites. La valeur de cette solution est de rappeler que la cessation des paiements est une condition objective de l’ouverture de la procédure. Sa portée est de permettre au juge de déclencher la procédure collective dès lors que le passif exigible dépasse l’actif disponible.

II. La fixation de la date de cessation des paiements et la désignation des organes

Le tribunal a fixé provisoirement la date de cessation des paiements au 24 septembre 2025, en cohérence avec la requête du ministère public. Il a désigné un juge commissaire, un mandataire judiciaire, un administrateur judiciaire et un commissaire de justice pour assurer le suivi de la période d’observation. Le sens de ces désignations est d’organiser la gestion de la procédure collective et de protéger les intérêts des créanciers. La valeur de cette fixation réside dans son caractère provisoire, pouvant être modifiée ultérieurement sur demande. La portée de ces nominations est de permettre l’administration de l’entreprise sous contrôle judiciaire pendant six mois.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».