Le Tribunal de commerce de Nîmes, dans un jugement du 21 janvier 2026, a statué sur la clôture d’une liquidation judiciaire. Un débiteur exerçant une activité de maçonnerie générale avait été placé en liquidation judiciaire le 11 octobre 2017. Après plusieurs prorogations successives, le mandataire liquidateur a sollicité un nouveau délai pour achever des formalités. Le débiteur, bien que régulièrement convoqué, n’a pas comparu à l’audience du 26 novembre 2025. La question de droit portait sur la possibilité de proroger le délai de clôture de la procédure collective. Le tribunal a fait droit à la demande en prorogeant ce délai jusqu’au 22 décembre 2026.
La nécessité d’achever les opérations de liquidation justifie la prorogation du délai de clôture.
Le tribunal constate que la clôture ne peut être prononcée en raison d’actifs en cours de réalisation. Il relève « qu’en effet, en raison des actifs en cours de réalisation, des formalités restent à réaliser » (Sur ce). Cette motivation établit que l’existence d’actifs non encore liquidés constitue un obstacle légal à la clôture immédiate. Le sens de cette décision est de permettre à la procédure de se poursuivre jusqu’à l’achèvement de sa mission. Sa valeur réside dans l’application concrète de l’article L 643-9 du Code de commerce.
La portée de cette solution confirme le pouvoir souverain du tribunal d’apprécier l’opportunité d’une prorogation. Le juge ne se contente pas d’une demande automatique mais vérifie la réalité des diligences en cours. Cette prorogation préserve les intérêts des créanciers en permettant la réalisation des actifs identifiés. Elle illustre la souplesse nécessaire à la gestion des procédures collectives complexes.
Le respect du contradictoire et de la publicité encadre strictement la prorogation ordonnée par le tribunal.
Le jugement rappelle que le débiteur « a valablement été convoqué par acte extra judiciaire pour la présente audience » (Par ces motifs). Cette mention garantit la régularité de la procédure malgré l’absence du débiteur non comparant. Le sens de cette précision est d’écarter tout vice de forme dans le déroulement de l’instance. Sa valeur est de protéger les droits de la défense dans une procédure réputée contradictoire.
La portée de cette exigence procédurale est de sécuriser les décisions de prorogation contre d’éventuelles contestations. Le tribunal ordonne également « les mesures de publicité prescrites par la Loi » (Par ces motifs). Cette obligation de publicité assure l’information des tiers et des créanciers sur la prolongation de la procédure. Elle participe à la transparence indispensable au bon fonctionnement des liquidations judiciaires.