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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Nice, le 27 janvier 2026, n°2025RG03984

Le Tribunal de commerce de Nice, dans un jugement contradictoire du 27 janvier 2026, a été saisi par le mandataire judiciaire d’un débiteur en procédure collective afin d’homologuer une transaction conclue avec une société créancière. Le juge commissaire avait autorisé cet accord par ordonnance du 27 octobre 2025, et un protocole avait été régularisé le 31 juillet 2025. La question de droit portait sur les conditions d’homologation de cette transaction par la juridiction commerciale. Le tribunal a fait droit à la demande et a homologué la transaction.

La nature juridictionnelle de l’homologation et le contrôle du juge.
Le tribunal exerce ici un contrôle de régularité et d’opportunité sur la transaction soumise à son homologation. Il vérifie que l’accord respecte les intérêts de la procédure collective, notamment ceux des créanciers. En l’espèce, le juge estime que « cette transaction présente un intérêt certain pour les créanciers » (Sur ce). Ce faisant, il ne se borne pas à un simple constat mais apprécie le bien-fondé de l’opération. La valeur de cette décision est de rappeler que l’homologation n’est pas un acte purement formel. Elle confère force exécutoire à l’accord tout en validant sa conformité à l’ordre public des procédures collectives. La portée est de préciser que le juge du fond dispose d’un pouvoir souverain pour apprécier l’utilité de la transaction pour la masse des créanciers.

L’étendue des effets de la transaction homologuée et son exécution.
La transaction homologuée emporte des conséquences précises et irrévocables pour les parties au protocole d’accord. Elle fixe la créance à un montant forfaitaire et organise un paiement partiel immédiat en échange d’un abandon du solde. Le liquidateur judiciaire renonce à ses actions en justice et se désiste de l’instance pendante. La portée de cette homologation est de rendre ces engagements définitifs et opposables à tous dans le cadre de la procédure collective. Le jugement précise que les dépens sont des frais privilégiés, ce qui renforce la sécurité de l’accord. La valeur de cette solution est d’offrir un cadre juridique stable pour apurer le passif par une voie négociée. Elle illustre la recherche d’une solution rapide et économique pour les créanciers, sous le contrôle vigilant du juge.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».