Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Cusset, le 3 février 2026, n°2026000180

Par un jugement du 3 février 2026, le tribunal de commerce de Cusset a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’encontre d’une société spécialisée dans l’isolation thermique.
La société débitrice avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 28 janvier 2026, invoquant un dû clients de 85 000 euros et l’impossibilité de régler les salaires de janvier.
Le tribunal a constaté que l’entreprise ne pouvait faire face à son passif exigible avec son actif disponible, caractérisant ainsi l’état de cessation des paiements.
La question de droit portait sur la réunion des conditions légales d’ouverture d’une procédure collective, en l’espèce le redressement judiciaire.
La solution retenue est l’ouverture de la procédure, avec fixation de la date de cessation des paiements au 1er janvier 2026 et désignation des organes de la procédure.

I. La constatation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal a constaté que « l’entreprise ne peut faire face au passif exigible avec son actif disponible » (motifs).
Cette constatation repose sur l’insuffisance de trésorerie pour honorer les dettes courantes, notamment les salaires impayés.
Le sens de cette décision est de vérifier objectivement l’impossibilité pour le débiteur de payer ses dettes exigibles avec son actif disponible.
La valeur du jugement tient à l’application stricte des articles L.631-1 et suivants du code de commerce.
Sa portée immédiate est l’ouverture de la période d’observation, suspend les poursuites individuelles et protège le patrimoine du débiteur.

II. L’organisation de la procédure de redressement judiciaire

Le tribunal a désigné un juge-commissaire, un mandataire judiciaire et un expert pour réaliser l’inventaire et la prisée.
Il a également fixé une période d’observation de six mois, jusqu’au 3 août 2026, pour permettre l’analyse de la situation économique.
Le sens de ces mesures est d’assurer une gestion collective et contrôlée de l’entreprise en difficulté.
La valeur de cette organisation réside dans la recherche d’un plan de redressement viable, conformément à l’esprit du livre VI du code de commerce.
Sa portée pratique est de donner un cadre temporaire au débiteur pour négocier avec ses créanciers et tenter de rétablir sa rentabilité.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».