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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Chaumont, le 2 février 2026, n°2025002137

Le tribunal de commerce de Chaumont, par un jugement du 2 février 2026, a autorisé le renouvellement de la période d’observation d’une société en redressement judiciaire. La procédure a été ouverte le 28 juillet 2025 et la période initiale expirait le 28 janvier 2026. L’administrateur judiciaire a souligné une amélioration de la rentabilité et une trésorerie en hausse. Le mandataire judiciaire et le ministère public ont émis un avis favorable à ce renouvellement. La question de droit portait sur la réunion des conditions pour prolonger la période d’observation. Le tribunal a fait droit à la demande en autorisant le renouvellement jusqu’au 28 juillet 2026.

La condition de fond du renouvellement de la période d’observation.

Le tribunal subordonne le renouvellement à l’absence de conditions réunies pour un plan de redressement. Il constate que « toutes les conditions nécessaires à l’adoption d’un plan de redressement ne sont pas encore réunies » (Motifs). Cette formulation révèle que l’insuffisance des perspectives de redressement justifie la prolongation. Le juge ne se fonde pas sur une certitude d’apurement mais sur un espoir raisonnable. La valeur de cette condition est de protéger le débiteur contre une liquidation prématurée. Sa portée est d’offrir un délai supplémentaire pour finaliser un plan viable.

La condition de forme et les effets du renouvellement.

Le tribunal s’appuie sur l’avis conforme des organes de la procédure pour autoriser la prolongation. L’administrateur, le mandataire et le ministère public ont tous déclaré être favorables au renouvellement. Cette unanimité renforce la légitimité de la décision et écarte tout risque d’abus. La portée de cette condition est de garantir un contrôle collectif du processus. Le jugement fixe une nouvelle échéance au 11 mai 2026 pour statuer sur la suite. Cela impose un calendrier strict au débiteur pour présenter un plan de redressement.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».