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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Bordeaux, le 4 février 2026, n°2025L05496

Le tribunal de commerce de Bordeaux, par un jugement du 4 février 2026, statue sur la continuation d’une période d’observation ouverte dans le cadre d’un redressement judiciaire. Une procédure collective avait été ouverte le 10 décembre 2025 à l’égard d’une société exerçant dans le bâtiment et l’agencement commercial. Le juge-commissaire, l’administrateur judiciaire et le mandataire judiciaire ont tous rendu un avis favorable à la poursuite de l’activité. La question de droit portait sur l’opportunité de maintenir la période d’observation au-delà de son terme initial. Le tribunal a décidé de prolonger cette période jusqu’au 10 juin 2026 en application de l’article L 631-15 du code de commerce.

La confirmation de la poursuite de l’activité par le tribunal.

Le tribunal fonde sa décision sur l’existence de capacités de financement suffisantes pour la société débitrice. Il résulte de l’ensemble des éléments du dossier que la société dispose des ressources nécessaires pour poursuivre son exploitation. Cette appréciation positive repose sur les avis convergents des organes de la procédure et du ministère public. La valeur de cette solution est de permettre à l’entreprise de consolider son redressement sans précipitation. La portée de ce maintien est d’offrir un délai supplémentaire pour préparer un plan de continuation viable.

L’absence d’opposition des parties et le respect du contradictoire.

Le jugement précise que la société débitrice, assistée de son avocat, a présenté ses observations en chambre du conseil. Le représentant des salariés a également été entendu, bien que les salariés n’aient pas été représentés. Le ministère public a conclu oralement à la poursuite de l’activité après avoir communiqué son avis écrit. Cette procédure respecte le principe du contradictoire et garantit la légalité de la décision. La portée de cette régularité est d’éviter toute contestation ultérieure sur la validité du jugement. Le tribunal s’assure ainsi que toutes les parties ont pu faire valoir leurs droits.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».