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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Tribunal de commerce de Pontoise, le 12 décembre 2025, n°2025L01907

Le tribunal de commerce de Pontoise, dans un jugement du 12 décembre 2025, statuait sur la poursuite de la période d’observation d’une société en redressement judiciaire. Le 3 novembre 2025, une procédure de redressement avait été ouverte à l’égard de la société débitrice, avec une période d’observation de six mois. Le tribunal devait, dans un délai maximal de deux mois, décider de la poursuite de cette période pour permettre l’élaboration d’un plan. La question de droit portait sur l’opportunité de prolonger la période d’observation en application des articles L 631-15 et R 621-9 du Code de commerce. Le tribunal a répondu par l’affirmative, ordonnant la poursuite jusqu’au 3 mai 2026.

I. Les conditions légales de la poursuite de la période d’observation

Le tribunal rappelle le fondement textuel de sa décision en citant l’article L 631-15 du Code de commerce. Il affirme que « la période d’observation peut être poursuivie par le Tribunal » (Motivation). Cette disposition offre un pouvoir discrétionnaire au juge, qui doit apprécier la situation concrète de l’entreprise. La valeur de cette règle est d’assurer un cadre flexible pour la sauvegarde de l’activité. En l’espèce, le tribunal se fonde sur les explications et pièces fournies pour justifier sa décision. Il s’agit d’une application classique du principe de faveur accordé au redressement judiciaire.

II. L’appréciation souveraine des capacités financières de l’entreprise débitrice

Le tribunal estime que « l’entreprise disposant à cette fin des capacités financières suffisantes » (Motivation). Cette appréciation souveraine repose sur l’examen des éléments produits lors des débats, incluant le rapport du mandataire. La portée de cette motivation est essentielle car elle conditionne la viabilité du projet de plan de redressement. En maintenant le mandataire judiciaire et le juge commissaire, le tribunal assure la continuité du suivi. Cette décision illustre la volonté de privilégier la poursuite de l’activité lorsque des perspectives sérieuses existent.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».