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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Saint-Quentin, le 19 septembre 2025, n°2025F00011

Le tribunal de commerce de Saint-Quentin, le 19 septembre 2025, statue sur une demande de désistement. L’affaire, initialement fondée sur un manquement contractuel, a connu des renvois successifs. Le demandeur sollicite par écrit la constatation de son désistement d’instance et d’action. Le défendeur y consent oralement à l’audience. Le tribunal accueille cette demande et laisse les dépens à la charge du demandeur. La décision précise les conditions de régularité du désistement et ses effets sur les frais de procédure.

La régularité formelle du désistement d’instance

Le tribunal vérifie scrupuleusement les conditions légales du désistement. Il constate l’absence de toute défense préalable de la part du défendeur. Cette circonstance est essentielle pour valider l’opération procédurale. Le jugement rappelle le cadre légal applicable à cette renonciation.

Le désistement est ainsi qualifié de régulier en la forme. Il intervient « avant toute défense au fond, ou fin de non-recevoir » (Motifs). Cette condition est impérative selon le code de procédure civile. La jurisprudence confirme cette exigence de temporalité pour un désistement parfait. « Attendu que le défendeur n’a présenté aucune défense au fond ou fin de non-recevoir ; Que le désistement est parfait au sens de l’article 395 du code de procédure civile » (Tribunal judiciaire de Metz, le 5 septembre 2025, n°25/00147). La décision s’inscrit dans cette ligne jurisprudentielle constante. Elle assure ainsi la sécurité juridique des parties en instance.

Les conséquences financières de l’extinction de l’instance

Le prononcé du désistement emporte des effets automatiques sur les frais. Le tribunal applique le principe légal de répartition de ces frais. Il rappelle la règle supplétive en l’absence d’accord contraire des parties. La solution retenue est conforme à la doctrine procédurale établie.

Les dépens sont ainsi laissés intégralement à la charge du demandeur. Le jugement motive cette décision par l’absence de convention contraire. « Attendu que le désistement emporte sauf convention contraire, soumission de payer les frais de l’instance éteinte » (Motifs). Cette application stricte de la règle est constante en jurisprudence. « Le désistement emporte, sauf convention contraire, soumission de payer les frais de l’instance éteinte » (Tribunal judiciaire de Besançon, le 2 septembre 2025, n°25/00789). La décision illustre le caractère dissuasif du régime des dépens. Elle rappelle l’importance des conventions entre parties pour déroger à ce principe.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».