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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal judiciaire de commerce d’Auch, le 26 septembre 2025, n°2025000500

Le tribunal judiciaire, statuant en date non précisée, examine une demande en paiement fondée sur des factures et des mises en demeure. Le débiteur ne conteste pas sérieusement la créance réclamée par la société créancière. La juridiction fait droit à la demande et condamne le débiteur au paiement de la somme principale, des intérêts et des dépens.

La justification de la créance par l’écrit

La production d’éléments comptables unilatéraux. La société demandeuse fonde sa prétention sur la production d’un ensemble de factures et de lettres de mise en demeure. Ces pièces, établies par elle-même, constituent le seul fondement de sa demande en paiement. La décision estime que cet ensemble documentaire suffit à justifier la créance.

La valeur probante des écritures unilatérales. La solution retenue semble accorder une force probante décisive aux seuls documents émanant du créancier. Cette approche mérite d’être nuancée au regard d’une jurisprudence constante. En effet, « la preuve d’une prestation ne peut résulter exclusivement de la facture du prestataire en particulier lorsqu’il existe une contestation » (Cour d’appel, le 18 décembre 2025, n°21/02823). La portée de la décision est donc limitée à l’absence de contestation sérieuse.

L’absence de contestation sérieuse du débiteur

La carence du défendeur dans le débat contradictoire. Les motifs relèvent que la demande n’est pas sérieusement contestée par le débiteur mis en cause. Cette absence de défense active permet au juge de se fonder sur les seuls éléments produits par le demandeur. Le débat sur la preuve est ainsi évincé par le défaut de contradiction.

Les effets procéduraux du défaut de contestation. Cette circonstance permet au tribunal de statuer sans avoir à approfondir l’examen critique des pièces. La solution illustre les conséquences d’une passivité en justice. Elle rejoint le principe selon lequel une requête peut être déclarée caduque pour défaut de comparution sans motif légitime. La valeur de l’arrêt réside dans la sanction de l’inertie procédurale du défendeur.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».