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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce, le 25 septembre 2025, n°2025F01166

Le Tribunal de commerce, statuant en premier ressort, constate l’état de cessation des paiements d’une société et ouvre une liquidation judiciaire simplifiée. La décision, rendue après enquête en chambre du conseil, retient l’impossibilité de redressement et la réunion des seuils légaux. Elle organise ainsi les modalités pratiques de la procédure collective ouverte à l’encontre du débiteur.

La caractérisation de la cessation des paiements

La qualification du défaut de paiement. Le tribunal fonde sa décision sur l’impossibilité pour la société de faire face à son passif exigible. Cette évaluation résulte des informations recueillies auprès du débiteur en chambre du conseil. Le juge vérifie ainsi concrètement la situation de trésorerie.

La définition légale et son application. Le jugement reprend les termes stricts de l’article L. 631-1 du code de commerce. « L’entreprise se trouve en situation de cessation des paiements par son impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Cette formulation consacre une approche patrimoniale et exigeante du critère.

Les conditions d’ouverture de la liquidation simplifiée

L’absence de perspective de redressement. Le tribunal constate l’impossibilité manifeste d’un redressement judiciaire. Cette appréciation souveraine est une condition nécessaire à l’ouverture d’une liquidation. Elle s’accompagne de l’absence de toute perspective de cession envisageable pour l’activité.

Le respect des seuils procéduraux. La décision vérifie expressément la réunion des conditions de la procédure simplifiée. Elle se conforme aux articles L. 641-2 et D. 641-10 du code de commerce. Cette qualification entraîne un formalisme allégé et une durée de procédure raccourcie.

La mise en œuvre de la procédure collective

Les désignations et les délais impératifs. Le jugement nomme sans délai le juge-commissaire et le liquidateur judiciaire. Il fixe également un calendrier strict pour l’inventaire et la liste des créances. Ces mesures visent à assurer une administration rapide et efficace de la liquidation.

La recherche d’une célérité procédurale. Le tribunal détermine une date d’examen de la clôture de la procédure. Il ordonne l’exécution provisoire de sa décision pour en accélérer les effets. L’ensemble du dispositif témoigne d’une volonté de traitement accéléré du passif.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».