Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, le 26 septembre 2025, n°2025000824

Le Tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, statuant le 26 septembre 2025, a été saisi d’une demande du liquidateur judiciaire. Cette demande visait à abandonner le régime dérogatoire de liquidation judiciaire simplifiée ouvert le 21 mars 2025. Le tribunal a accueilli cette requête et a prononcé la mutation de la procédure vers le régime ordinaire. Il a également octroyé une prorogation de six mois pour parvenir à la clôture.

La mutation justifiée par l’impossibilité de clôture

Le juge constate l’échec du régime simplifié à atteindre son objectif de célérité. La persistance de contentieux et la réalisation d’actifs mobiliers encore en cours empêchent une clôture rapide. Le tribunal motive sa décision en relevant que « des procédures judiciaires toujours en cours (actifs mobiliers en cours de réalisation), retardent la clôture de la procédure ». Cette situation rend inopérante la procédure accélérée initialement choisie.

La décision consacre le pragmatisme du juge face aux aléas de la liquidation. Elle rappelle que la simplification procédurale n’est pas un carcan. Lorsque les circonstances l’exigent, le juge peut adapter le cadre juridique. L’impératif d’une bonne administration de la justice prime alors sur le formalisme procédural initial. Cette solution préserve les droits des créanciers en évitant une clôture prématurée et dommageable.

La prorogation comme corollaire nécessaire de la mutation

Le passage au régime ordinaire s’accompagne d’une nouvelle temporalité procédurale. Le tribunal fixe un délai de six mois pour appeler la procédure aux fins de clôture. Cette prorogation est la conséquence logique du changement de régime. Elle permet au liquidateur de mener à bien les opérations complexes en cours sous le contrôle du juge-commissaire.

Cette mesure illustre la gestion échelonnée des difficultés par le juge. Face à l’impossibilité de respecter les délais stricts du régime simplifié, une solution de continuité est offerte. La jurisprudence antérieure reconnaissait déjà cette nécessité. Un tribunal avait ainsi noté que « la prorogation de la procédure simplifiée ne peut excéder trois mois » mais qu’un délai plus long pouvait s’avérer nécessaire (Tribunal de commerce, le 15 avril 2025, n°2025000261). Le présent jugement valide cette approche en accordant un délai adapté à la complexité des opérations restantes.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».