Un emploi d’expert de haut-niveau (F/H) relevant du groupe I est créé à l’administration centrale du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace à compter du 01/04/2026. Le ou la titulaire de l’emploi sera chargé de la simplification de l’action publique dans le champ de l’enseignement supérieur et de la recherche
Cet emploi est placé auprès du directeur général de la recherche et de l’innovation. L’expert de haut niveau conduira sa mission sous la double autorité fonctionnelle du directeur général de la recherche et de l’innovation et du directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle.
L’emploi s’exerce au 23, rue du Docteur-Lannelongue, 75014 Paris.
A partir du second trimestre 2026 : 1, rue Descartes, 75005 Paris
Description de la structure et des missions
La direction générale de la recherche et l’innovation (DGRI) assure la cohérence et la qualité du système français de recherche et d’innovation. Elle élabore les orientations de la politique scientifique nationale et définit les priorités de recherche des établissements publics de recherche. La DGRI exerce une tutelle stratégique sur les organismes de recherche relevant du ministère. Elle contribue à la politique d’innovation et de recherche industrielle.
La direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) élabore et met en œuvre la politique relative à l’ensemble des formations supérieures, initiales et tout au long de la vie relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur. Elle est en charge de la qualité des formations d’enseignement supérieur, du bien-être et de la réussite des étudiants, missions, à fort enjeu sociétal qui nécessitent un accompagnement de chaque université et école publique au plus près de leur stratégie particulière.
L’emploi à pourvoir s’inscrit dans une dynamique de transformation et de simplification de l’action publique dans le champ de l’enseignement supérieur et de la recherche.
De nombreux travaux ont été menées afin d’identifier les pistes concrètes de simplification. Il s’agit désormais de pouvoir assurer leur mise en œuvre effective en levant leurs éventuels freins et en assurant le « dernier kilomètre » de leur opérationnalisation. De manière à mettre en œuvre une approche transversale et orientée « usagers », à l’interface de l’action conduite par les deux directions générales, les établissements et les acteurs opérationnels, il est apparu nécessaire de créer une fonction dédiée, agile et positionnée à haut niveau.
Le ou titulaire de l’emploi aura pour mission de :
– structurer une stratégie de transformation à court et moyen termes (notamment appuyée sur une matrice faisabilité/impact) ;
– proposer puis mettre en place une gouvernance ministérielle des actions de simplification ;
– produire des résultats visibles à court terme en identifiant les simplifications immédiatement activables parmi les chantiers engagés, en traitant les irritants les plus forts et levant les verrous (réglementaires, administratifs, organisationnels, etc.) ;
– veiller à la bonne implémentation des mesures de simplification, au besoin en proposant un accompagnement opérationnel des entités et des personnels concernés.
Un travail de terrain a été lancé depuis deux ans, visant à l’identification des difficultés opérationnelles rencontrées par les personnels de recherche. Un réseau de correspondants « simplification » est mis en place au sein des établissements. Un comité de pilotage national a été institué. Le ou la titulaire de l’emploi devra donc capitaliser et s’appuyer sur le travail déjà effectué pour :
– animer le réseau des correspondants « simplification » au sein des établissements ;
– prioriser et accompagner le traitement des difficultés opérationnelles rencontrées par les personnels de recherche ;
– généraliser à l’échelle nationale les succès rencontrés sur le terrain, notamment en proposant des solutions concrètes, de nature règlementaires ou administratives, en lien avec les directions concernées ;
– en appui des deux directions générales (DGRI et DGESIP), contribuer à l’analyse, la préparation et la mise en œuvre de réformes structurantes. Ces mesures pourront porter notamment sur la simplification et clarification du paysage des diplômes, titres, grades, visas (projet de loi enseignement supérieur privé, etc.), le renforcement de l’autonomie des établissements (déconcentration de la gestion RH, disciplinaire, actes de gestion courante, etc.) ou encore le suivi des travaux issus de la mission du Conseil d’Etat ;
– assurer l’interface et la coordination interministérielle et inter-directions générales : assurer un rôle de « point de contact » transversal entre DGRI, DGESIP, SG, DAF, DINUM, établissements et autres acteurs (mission « Etat efficace » et DITP notamment), préparer des arbitrages, notes d’aide à la décision, analyses d’impact et garantir la cohérence des actions menées en matière de simplification avec les orientations stratégiques des deux directeurs généraux ;
– mettre en place des indicateurs de suivi et des gains obtenus, produire des bilans réguliers et des retours d’expérience afin de valoriser les simplifications mises en œuvre auprès des établissements et des communautés académiques.
Le ou la titulaire bénéficiera de l’appui des services de la DGESIP, de la DGRI et de l’IGESR pour mener à bien ses missions.
Profil du candidat recherché
Ce poste conviendrait à un cadre de haut niveau disposant d’une expérience avérée des démarches de simplification et de transformation de l’action publique, d’une bonne connaissance du fonctionnement de l’enseignement supérieur et de la recherche, des statuts des enseignants-chercheurs et chercheurs, et des relations entre établissements et administration centrale. Il devra être en capacité d’analyser des procédures administratives complexes et de proposer des simplifications adaptées. Il devra faire preuve d’une aptitude à travailler en équipes pluridisciplinaires, d’un sens poussé de la négociation, pour concevoir et proposer l’évolution de processus et d’outils.
Conditions d’emploi
Les conditions d’emploi sont fixées aux articles 11 à 16 du décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat. La durée d’occupation est d’un an renouvelable. La période probatoire est fixée à trois mois. L’emploi d’expert de haut niveau de groupe I est classé, selon l’arrêté du 23 novembre 2022, dans le troisième niveau des emplois supérieurs de la fonction publique d’Etat.
La rémunération brute annuelle dépend de l’expérience du titulaire de l’emploi.
Elle comprend :
– une part fixe (indiciaire) comprise entre 41 824€ et 81 935 € bruts. A l’intérieur de cette fourchette, si le titulaire de l’emploi est un fonctionnaire, sa rémunération est établie au regard de son classement dans sa grille indiciaire ;
– une part variable brute dépendant des fonctions, des sujétions et de l’expertise de l’emploi (IFSE) dont le maximum réglementaire est de 77 000 € bruts ;
– un complément indemnitaire annuel qui pourra être ajouté.
Pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire, le classement est fait au regard de la durée et du niveau des expériences professionnelles antérieures en rapport avec l’emploi à pourvoir.
Procédure de recrutement
La procédure de recrutement se déroule selon les modalités fixées par les articles R. 342-1 à R. 342-17 du code général de la fonction publique et l’arrêté du 31 décembre 2019 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au ministère chargé de l’éducation nationale et au ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Concernant l’emploi d’expert de haut niveau :
– l’autorité de recrutement est le secrétaire général du MEN, du MESRE et du MJSVA ;
– l’autorité dont relève l’emploi à pourvoir est le directeur général de la recherche et de l’innovation.
Envoi des candidatures :
Les candidatures, accompagnées d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitae doivent être transmises dans un délai d’un mois à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française :
– par la voie hiérarchique s’agissant des fonctionnaires, des militaires, des magistrats de l’ordre judiciaire et des administrateurs des assemblées ;
– uniquement par courriel, aux adresses :
– directions de rattachement fonctionnel de l’emploi : [email protected], [email protected] ;
– service de la politique de l’encadrement supérieur : [email protected] ;
– bureau des administrateurs de l’Etat et des emplois fonctionnels : [email protected]
Personnes à contacter pour tout renseignement : Jean-Luc Moullet, directeur général de la recherche et de l’innovation, et Olivier Ginez, directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle.
Recevabilité et examen des candidatures :
Après la vérification de la recevabilité des candidatures en fonction des conditions générales d’accès à la fonction publique au code général de la fonction publique et des critères définis par la présente offre d’emploi, le secrétaire général fait procéder à la présélection des candidats à auditionner.
L’examen des candidatures est assuré par une instance collégiale qui comprend au moins :
– le directeur général de la recherche et de l’innovation ;
– un représentant du service de la politique de l’encadrement supérieur ;
– une personne occupant ou ayant occupé des fonctions d’un niveau de responsabilités équivalent à l’emploi à pourvoir.
Les candidats présélectionnés se voient notifier un rendez-vous pour l’audition.
Audition des candidats :
L’audition des candidats présélectionnés est confiée à l’instance collégiale, prévue aux articles R. 342-11 et R. 342-12 du code général de la fonction publique et dont la composition est la suivante :
– le directeur général de la recherche et de l’innovation ;
– un membre du service de la politique de l’encadrement supérieur et, le cas échéant, une troisième personne désignée par le directeur général de la recherche et de l’innovation.
Information des candidats non retenus :
Les candidats non retenus en sont informés à l’issue de la procédure.
Formation
Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module spécifique relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.
Déontologie
L’accès à cet emploi n’est pas soumis à une déclaration de situation patrimoniale ni à une déclaration d’intérêts préalable à la prise de fonctions.
Toutefois, pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, en application du code général de la fonction publique.
Références
Code général de la fonction publique.
Décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat.
Décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatifs aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 31 décembre 2019 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au ministère chargé de l’éducation nationale et au ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche prévues par le décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 relatif à la répartition par niveaux des emplois relevant du décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 pris pour l’application à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat.