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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Avocat au Barreau de Paris

Chambre commerciale, Cour de cassation, le 13 mai 1970, n° 69-10.908

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 13 mai 1970, concerne une affaire de contrefaçon de marque et de concurrence déloyale. Dans cette affaire, une marque déposée pour désigner un sous-vêtement féminin a été remise en question à la suite de l’utilisation d’un terme similaire par une autre entité pour désigner un produit concurrent.

Le litige a été initié par les titulaires de la marque, qui ont soutenu que l’utilisation de l’appellation en question constituait une contrefaçon et une concurrence déloyale. Ils ont fait valoir que le terme utilisé par le concurrent ne figurait dans aucun dictionnaire et représentait une association de termes fantaisie, justifiant ainsi une protection juridique. Toutefois, la cour d’appel a rejeté leur demande, considérant que les termes en question constituaient la désignation nécessaire du produit et l’indication de sa qualité essentielle, ne pouvant dès lors être appropriés en tant que marque.

La Cour de cassation a confirmé cette analyse en affirmant que les signes constituant la désignation nécessaire ou générique d’un produit ne peuvent être protégés en tant que marque. La Cour a également constaté que le terme principal désignant le produit, associé à un qualificatif, ne suffisait pas à établir un caractère distinctif nécessaire à la protection d’une marque.

En ce qui concerne la concurrence déloyale, la Cour a retenu que l’utilisation d’une dénomination similaire par un concurrent ne constituait pas en soi un acte de concurrence déloyale, tant qu’il n’était pas prouvé que l’usage de cette dénomination induisait une confusion dans l’esprit du public. Il a été établi que les publicités respectives des parties ne révélaient pas un usage tellement similaire qu’une confusion pouvait en résulter.

Ainsi, la Cour a conclu que l’action en contrefaçon et en concurrence déloyale était mal fondée et a rejeté le pourvoi, confirmant la décision de la cour d’appel.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».