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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Chambre commerciale, Cour de cassation, le 27 septembre 2017, n° 16-12.942

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 27 septembre 2017, concerne un pourvoi formé par une société contre un arrêt de la cour d’appel. La question centrale de l’affaire réside dans la recevabilité des demandes de restitution et de compensation formulées par la société plaignante, au motif qu’elles étaient déclarées prescrites.

La cour d’appel avait jugé que la société, ayant cessé ses paiements en raison de la découverte de factures fictives émises par un de ses salariés en complicité avec un dirigeant d’une autre société, était dans l’impossibilité de faire valoir ses droits jusqu’en février 2009. Cependant, elle a conclu que cette impossibilité était partiellement due à une négligence dans la mise en place de procédures de contrôle internes, facilitant ainsi la fraude.

Dans son analyse, la Cour de cassation a confirmé que toutes les actions découlant d’un contrat de transport, y compris les demandes de répétition de l’indu et les demandes de compensation, sont soumises à une prescription annuelle, sauf en cas de fraude ou d’infidélité. En l’espèce, la cour d’appel a appliqué cette prescription sans tenir compte du fait que la démonstration de la fraude ou de l’infidélité pourrait faire échec à la prescription.

En outre, la Cour a relevé que la cour d’appel n’était pas tenue d’inviter les parties à présenter leurs observations sur le moyen qu’elle a soulevé d’office concernant l’impossibilité d’agir. Ce moyen ayant été soulevé dans le cadre des conditions d’application de l’article pertinent du code de commerce, la cour d’appel a agi dans les limites de ses prérogatives.

La Cour de cassation a finalement cassé l’arrêt de la cour d’appel en ce qui concerne la déclaration d’irrecevabilité des demandes de restitution et de compensation. Elle a renvoyé les parties devant la cour d’appel de Versailles pour qu’il soit statué sur ces demandes dans un cadre approprié. La décision souligne l’importance de la protection des droits des créanciers face aux délais de prescription, tout en reconnaissant que des circonstances de fraude peuvent influencer ces délais.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».