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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Chambre commerciale, Cour de cassation, le 5 mai 2021, n° 19-24.611

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation, en date du 5 mai 2021, concerne un pourvoi contre un arrêt de la cour d’appel de Saint-Denis de la Réunion. Ce pourvoi est fondé sur la caducité de la déclaration d’appel des sociétés de crédit à l’égard de toutes les parties intimées, notamment des sociétés en liquidation judiciaire.

Les faits de l’affaire révèlent que deux sociétés avaient été mises en redressement puis en liquidation judiciaires. Les co-liquidateurs de ces sociétés ont assigné les sociétés de crédit devant le juge des référés, sollicitant la désignation d’un expert afin d’évaluer les relations financières entre les parties. Le juge des référés a accédé à cette demande, entraînant un appel par les sociétés de crédit. Ces dernières ont fait valoir que la signification de l’acte d’appel n’avait pas été régulièrement effectuée à l’égard des sociétés en liquidation, ce qui justifiait la caducité de la déclaration.

La cour d’appel a considéré que la déclaration d’appel était caduque en raison de l’absence de signification à ces sociétés. Elle a également affirmé que la présence de ces dernières était indispensable au bon déroulement de la procédure, ce qui a conduit à la conclusion d’indivisibilité du litige.

La Cour de cassation, dans son analyse, a confirmé le raisonnement de la cour d’appel. Elle a observé que les sociétés en liquidation avaient été assignées et qu’elles avaient conservé leur personnalité juridique, ce qui leur conférait la qualité de parties à l’instance. La cour a également souligné que la déclaration d’appel devait être signifiée à toutes les parties intimées, y compris celles en liquidation, en application des règles de procédure civile.

De plus, la Cour a rejeté l’argument selon lequel la déclaration d’appel aurait pu être valable même sans signification aux sociétés en liquidation, soulignant que l’indivisibilité procédurale du litige était caractérisée. Cette indivisibilité était justifiée par le fait que l’expertise ordonnée avait des implications sur les intérêts patrimoniaux des sociétés en liquidation, représentées par leurs liquidateurs.

En conclusion, la décision a rejeté le pourvoi et a condamné les sociétés de crédit aux dépens, affirmant que la cour d’appel avait agi correctement en prononçant la caducité de la déclaration d’appel, au regard des obligations procédurales qui incombaient aux parties.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».