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Maître Reda KOHEN
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Acheter une maison avec des fissures en 2026 : sécheresse, vice caché et recours contre le vendeur

Le Finistère est placé en alerte écarlate face à la sécheresse : le 8 octobre 2026, les élus brestois ont appelé les habitants à diviser leur consommation d’eau par deux, et le préfet a prévenu le 9 octobre que les stocks des barrages ne permettraient plus de satisfaire les besoins d’ici environ trente jours sans effort collectif, selon France 3 Régions. La presse locale évoque même un passage au plan Orsec en novembre si la pluie ne revient pas. Derrière l’urgence de l’eau potable, une autre inquiétude monte chez les propriétaires bretons : les maisons qui se fissurent sous l’effet du retrait-gonflement des argiles. Chaque épisode de sécheresse intense jette sur le marché des maisons fragilisées, parfois remaquillées à la hâte avant la vente. Faut-il renoncer à acheter une maison qui présente des fissures ? Quels documents exiger du vendeur avant de signer, et quels recours si les fissures s’aggravent après l’achat ? Cet article explique, textes et décisions récentes à l’appui, comment acheter en sécurité et comment agir contre le vendeur quand le vice était caché.

I. Achat d’une maison fissurée : ce qu’il faut vérifier avant de signer

A. Fissures de sécheresse et sols argileux : les signaux que l’acheteur doit savoir lire

Toutes les fissures ne se valent pas. Les microfissures superficielles de l’enduit, fines et stables, relèvent de la vétusté normale d’un bâtiment. Les fissures qui doivent alerter l’acheteur sont celles qui traduisent un mouvement du sol : profil en escalier dans les murs, fissures qui se rouvrent l’été et se referment l’hiver, portes et fenêtres qui coincent, désaffleurement des terrasses, tassement visible du bâtiment. Le tribunal judiciaire de Poitiers, dans un jugement du 9 juin 2026 (RG 24/02634), a retenu que de tels mouvements sont, je cite, les traductions typiques de désordres causés par un phénomène de retrait-gonflement des argiles : fissures localisées en de multiples endroits, développées au niveau des ouvrants, profil en escalier et tassement du bâtiment avec désaffleurement en terrasse. Face à ce tableau, l’acheteur ne peut pas se contenter d’une visite : il lui faut des documents et, le plus souvent, un avis technique.

Le premier réflexe consiste à situer la maison sur la carte des risques. Le vendeur doit remettre un état des risques qui mentionne notamment l’exposition aux plans de prévention des risques naturels prévisibles. L’article L. 125-5 du code de l’environnement dispose : « A cet effet, un état des risques, indiquant, le cas échéant, l’existence de ces obligations, est établi. » Et le même article précise : « l’état des risques est remis au potentiel acquéreur par le vendeur lors de la première visite de l’immeuble, si une telle visite a lieu. » En pratique, l’acheteur consulte aussi la plateforme Géorisques et les arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle pris pour la commune : une maison située dans une commune reconnue plusieurs fois en sécheresse, sur un sol classé en exposition forte au retrait-gonflement des argiles, appelle une vigilance redoublée. Les arrêtés de restriction des usages de l’eau pris par le préfet pendant l’épisode en cours donnent la même indication : l’article L. 211-3 du code de l’environnement permet à l’autorité administrative de « Prendre des mesures de limitation ou de suspension provisoire des usages de l’eau, pour faire face à une menace ou aux conséquences d’accidents, de sécheresse, d’inondations ou à un risque de pénurie », et l’article R. 211-66 du même code précise que « Les mesures générales ou particulières prévues par le 1° du II de l’article L. 211-3 pour faire face à une menace ou aux conséquences d’accidents, de sécheresse, d’inondations ou à un risque de pénurie sont prescrites par arrêté du préfet du département dit arrêté de restriction temporaire des usages de l’eau. » Un département placé en crise sécheresse, comme une partie de la Bretagne à l’automne 2026, est un territoire où les maisons en argile travaillent.

Le deuxième réflexe est l’expertise pré-achat. L’exemple jugé à Poitiers montre pourquoi : la maison, édifiée en 1983 et acquise en 1998, avait présenté en 2012 des fissures d’origine locale, liées à un défaut d’étanchéité du réceptacle des eaux pluviales, puis en 2017 des fissures d’une ampleur inédite, en pleine période reconnue catastrophe naturelle par arrêté du 18 septembre 2018. Le tribunal a écarté la cause locale pour les désordres de 2017 : il a retenu que les fissures, apparues avec une ampleur inédite en 2017, avaient pour cause déterminante le retrait-gonflement des argiles provoqué par la sécheresse reconnue catastrophe naturelle pour 2017, avec l’aggravation d’un épisode comparable en 2022. Il a précisé que ce rôle déterminant de la sécheresse n’excluait pas la combinaison avec d’autres facteurs ayant facilité ou aggravé les désordres. Autrement dit, seule une analyse technique, idéalement géotechnique, permet de distinguer ce qui relève d’un défaut d’entretien ou de construction de ce qui relève de la sécheresse. L’acheteur avisé fait poser des témoins datés sur les fissures entre deux visites, exige les factures des travaux antérieurs et interroge le voisinage : des fissures réparées puis réapparues après un été sec racontent l’histoire de la maison.

B. Vente d’une maison fissurée : les informations que le vendeur doit donner à l’acheteur

Le vendeur d’une maison fissurée ne peut pas se taire sur ce qu’il sait. L’article 1112-1 du code civil dispose : « Celle des parties qui connaît une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre doit l’en informer dès lors que, légitimement, cette dernière ignore cette information ou fait confiance à son cocontractant. » Des fissures structurelles liées à la sécheresse, des sinistres déjà déclarés à l’assurance, des travaux de reprise déjà réalisés : voilà des informations déterminantes pour le consentement de l’acheteur, qui ne peut ni les deviner ni s’en convaincre par une simple visite quand elles ont été rebouchées et repeintes. L’acheteur doit donc exiger par écrit, avant la promesse : les déclarations de sinistre et les courriers de l’assureur, les arrêtés de catastrophe naturelle visant la commune pendant la détention du bien, les rapports d’expertise amiable ou judiciaire déjà établis, les factures des entreprises ayant repris les fissures, et l’état des risques complet. Si le vendeur a été indemnisé pour un sinistre sécheresse puis a vendu sans rien dire, sa réticence sera difficile à défendre devant un tribunal.

La clause d’exonération de garantie insérée dans presque tous les actes de vente ne protège le vendeur que s’il ignorait réellement le vice. L’article 1643 du code civil dispose : « Il est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins que, dans ce cas, il n’ait stipulé qu’il ne sera obligé à aucune garantie. » La formule « à moins que, dans ce cas » est décisive : la stipulation d’exonération ne joue que pour le vendeur de bonne foi. Dès que l’acheteur prouve que le vendeur connaissait les fissures, la clause tombe. La cour d’appel d’Agen, dans un arrêt du 7 janvier 2026 (RG 24/01064), l’a rappelé dans une affaire où l’acte de vente stipulait que l’acquéreur prenait le bien en l’état sans recours pour vices cachés : cette exonération ne joue pas quand l’acquéreur prouve, dans les délais légaux, que le vendeur connaissait en réalité les vices cachés. En l’espèce, la vendeuse avait fait reboucher une fissure en 2017, facture à l’appui, puis fait poser des baguettes de bois pour la masquer : la cour a retenu qu’elle était pleinement informée de l’existence du vice et n’en avait pas informé les acquéreurs. L’acheteur a donc intérêt à traquer les pièces qui établissent cette connaissance : factures de rebouchage et de peinture, pose de faïences ou de moulures juste avant la mise en vente, témoignage du locataire précédent ou des voisins, sinistre pris en charge par une assurance pendant son occupation. Chacune de ces pièces transforme une clause d’exonération en chiffon de papier.

Un point mérite une attention particulière : l’acheteur qui achète pour louer. La maison fissurée n’est pas seulement un risque financier, elle peut devenir un logement indécent si l’alimentation en eau est compromise, par exemple quand l’immeuble dépend d’un forage privatif dont l’eau devient impropre en période de sécheresse. La cour d’appel d’Aix-en-Provence, chambre 1-8, dans un arrêt du 30 avril 2025 (RG 23/05870, n° 2025/112), a confirmé que les bailleurs avaient manqué à leur obligation de délivrance d’un logement décent, c’est-à-dire sans risque manifeste pour la sécurité physique ou la santé des occupants et conforme à l’usage d’habitation, avec une installation d’alimentation en eau potable à pression et débit suffisants. Les bailleurs ont été condamnés à verser 10 000 euros au locataire pour préjudice de jouissance. L’investisseur qui achète une maison fissurée alimentée par un forage doit donc vérifier la potabilité de l’eau par un laboratoire agréé avant de la mettre en location, sans quoi il paiera deux fois : les travaux et le locataire.

II. Fissures découvertes après l’achat : les recours de l’acquéreur contre le vendeur et l’assurance

A. Achat d’une maison à fissures : l’action pour vice caché et la réduction du prix

Quand les fissures apparaissent ou s’aggravent après l’emménagement, le premier recours est la garantie des vices cachés. L’article 1641 du code civil dispose : « Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus. » Trois conditions : un défaut qui rend la maison impropre à l’habitation ou en diminue fortement l’usage, un défaut caché au jour de la vente, un défaut antérieur à la vente. L’article 1642 du code civil ajoute : « Le vendeur n’est pas tenu des vices apparents et dont l’acheteur a pu se convaincre lui-même. » D’où l’importance de la preuve : l’acquéreur doit démontrer que les fissures litigieuses étaient invisibles lors des visites. Dans l’affaire jugée à Agen, la fissure traversante entre la cuisine et le salon était masquée côté salon par une lame de bois et des moulures peintes couleur mur, et côté cuisine par des carreaux de faïence ; la cour a relevé qu’il avait fallu déposer les lames et desceller les carreaux pour découvrir la fissure, et que le technicien qui assistait les acheteurs lors des visites ne pouvait procéder à de telles déposes sans dégrader le bien. La présence d’autres fissures superficielles dues à la vétusté du bâtiment, édifié en 1970 et 1986, n’établissait pas la connaissance du vice par les acquéreurs. Moralité : photographier l’état des lieux d’entrée dans le détail, conserver le dossier de diagnostics et faire constater rapidement les désordres par commissaire de justice, comme l’avaient fait les acquéreurs agenais dès décembre 2020, deux mois après la vente d’octobre 2020.

L’antériorité du vice se prouve par l’expertise. Dans la même affaire, l’expert judiciaire a établi que les désordres résultaient de mouvements différentiels du sol, issus de la sécheresse et de la réhydratation des sols sur un coteau particulièrement sensible, aggravés par l’absence de joints de dilatation et par la végétation, et que ces désordres minimes allaient fatalement prospérer au fil du temps et des périodes de sécheresse, rendant à terme l’ouvrage impropre à sa destination. La cour en a déduit que la fissure était antérieure à la vente et rendait le bien impropre à sa destination de maison d’habitation. L’acquéreur qui suspecte un vice caché doit donc agir vite : mise en demeure du vendeur par lettre recommandée, saisine du juge des référés pour obtenir une expertise judiciaire avant que les travaux ne fassent disparaître les preuves, puis assignation au fond. L’article 1648 du code civil dispose : « L’action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l’acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. » Deux ans à compter de la découverte, pas de la vente : chaque aggravation constatée fait courir un nouveau délai, mais attendre reste la pire stratégie car le vendeur invoquera la prescription et l’usure normale.

Les montants en jeu justifient l’action. À Agen, l’expert a chiffré les reprises à 51 032,94 euros hors taxes, soit 61 239,53 euros TTC : études géotechniques, injections de résine sous les fondations, abattage des arbres et rognage des racines, reprises de façades, gouttières et intérieurs, assurance dommages-ouvrage. La cour a condamné la vendeuse à payer cette somme aux acquéreurs, indexée sur l’indice du bâtiment BT 01, plus 800 euros de préjudice de jouissance pendant les travaux, 1 800 euros pour le retard dans l’installation de la cuisine et 2 000 euros de préjudice moral du fait de la réticence dolosive de la vendeuse. Pour conduire une action pour vice caché immobilier, l’acquéreur choisit entre rendre la maison et se faire restituer le prix, ou la garder et se faire rendre une partie du prix correspondant au coût des reprises : la seconde voie est la plus fréquente pour une résidence principale. Le guide pratique de la garantie des vices cachés en immobilier détaille les conditions des articles 1641, 1644 et 1648 du code civil. Quand le vendeur connaissait le vice, il doit en outre des dommages et intérêts au-delà du prix : la dissimulation avérée paie donc deux fois.

B. Maison fissurée par la sécheresse : catastrophe naturelle, assurance habitation et travaux

Le recours contre le vendeur n’exclut pas la garantie de l’assureur, et les deux voies se cumulent utilement. L’article L. 125-1 du code des assurances dispose : « Sont considérés comme les effets des catastrophes naturelles, au sens du présent chapitre, les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel ou également, pour les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, la succession anormale d’événements de sécheresse d’ampleur significative, lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ou n’ont pu être prises. » Le même article ajoute : « L’état de catastrophe naturelle est constaté par arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s’est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages résultant de celle-ci couverts par la garantie visée au premier alinéa du présent article. » Concrètement, le propriétaire d’une maison fissurée déclare le sinistre à son assureur multirisques habitation dès l’apparition des désordres, signale les désordres en mairie pour que la commune demande la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, puis complète sa déclaration quand l’arrêté interministériel paraît au Journal officiel. Sans arrêté visant sa commune et la période des dommages, pas de garantie catastrophe naturelle : la démarche en mairie est donc aussi importante que la lettre à l’assureur.

Le périmètre de la garantie sécheresse est borné par la loi. L’article L. 125-2 du code des assurances dispose : « Les entreprises d’assurance doivent insérer dans les contrats mentionnés à l’article L. 125-1 une clause étendant leur garantie aux dommages visés au troisième alinéa dudit article. » Et il précise : « pour les dommages ayant eu pour cause déterminante les mouvements de terrain différentiels mentionnés au troisième alinéa de l’article L. 125-1, la garantie est limitée aux dommages susceptibles d’affecter la solidité du bâti ou d’entraver l’usage normal du bâtiment. » Les fissures purement esthétiques, sans atteinte à la solidité ni à l’usage normal, sont donc exclues : l’expertise doit caractériser l’atteinte au gros œuvre ou la menace sur l’usage. L’assureur qui refuse la garantie doit motiver son refus par écrit, et l’assuré peut contester : contre-expertise amiable, expertise judiciaire, puis tribunal. Le jugement de Poitiers du 9 juin 2026 montre l’issue d’un dossier bien mené : l’assureur soutenait que le retrait-gonflement des argiles n’avait pas joué de rôle déterminant, l’expertise judiciaire établissait le contraire, et le tribunal a condamné l’assureur à payer 207 998,41 euros, franchise de 1 520 euros déduite, avec indexation des travaux sur l’indice BT 01 du coût de la construction, plus 3 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile. Le tribunal a notamment retenu que les calculs établis à partir des données géotechniques du sapiteur démontraient la très forte sensibilité du sous-sol au retrait-gonflement : sans étude de sol, pas de victoire.

Pour l’acquéreur récent, l’articulation des deux voies mérite une stratégie claire. Si la maison a moins de dix ans, l’assurance dommages-ouvrage, quand elle a été souscrite, paie les travaux sans recherche de responsabilité : elle est plus rapide que le procès contre le vendeur, et l’assureur dommages-ouvrage se retournera ensuite contre les constructeurs. Si la maison est ancienne, la garantie catastrophe naturelle de l’assurance habitation prend le relais dès qu’un arrêté couvre la commune, tandis que l’action contre le vendeur répare ce que l’assurance ne couvre pas : franchise légale, abattements, préjudices de jouissance et moral. Les deux juges peuvent être saisis en parallèle, à condition de ne pas se faire indemniser deux fois du même poste : les sommes versées par l’assureur s’imputent sur le préjudice réclamé au vendeur. En pratique, le calendrier gagnant tient en quatre temps : constat par commissaire de justice dès la découverte, déclaration à l’assureur et signalement en mairie dans les jours qui suivent, expertise judiciaire sollicitée en référé avant tous travaux, puis assignation du vendeur et suivi du dossier assureur en parallèle. La sécheresse de l’automne 2026 fera des fissures de l’hiver et du printemps prochains : l’acheteur qui documente aujourd’hui sera l’acquéreur indemnisé demain.

Conclusion

Acheter une maison fissurée n’est ni une folie ni une bonne affaire par nature : c’est un risque qui se mesure. L’état des risques, les arrêtés de catastrophe naturelle de la commune, les factures de travaux du vendeur et une expertise géotechnique avant de signer permettent de chiffrer ce risque et souvent de négocier le prix en connaissance de cause. Quand le vendeur a caché ce qu’il savait, la garantie des vices cachés offre deux ans à compter de la découverte pour obtenir la restitution d’une partie du prix, comme les 61 239,53 euros obtenus devant la cour d’appel d’Agen en janvier 2026, et la garantie catastrophe naturelle de l’assurance habitation couvre les dommages de sécheresse dès qu’un arrêté interministériel vise la commune, comme les 207 998,41 euros obtenus devant le tribunal judiciaire de Poitiers en juin 2026. Dans les deux cas, la preuve fait tout : constats datés, témoins sur les fissures, études de sol et courriers conservés. La sécheresse historique qui frappe la Bretagne à l’automne 2026 laissera des traces dans les murs pendant des années ; les acquéreurs qui écrivent et qui expertisent traverseront l’épreuve indemnisés, les autres la paieront seuls.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».