L’emploi de directeur interrégional à la direction interrégionale Ile-de-France – outre-mer sera vacant, à compter du 1er septembre 2026. Cet emploi relève du groupe I du statut d’emploi de direction du ministère de la justice.
Localisation géographique : direction de la protection judiciaire de la jeunesse, direction interrégionale Ile-de-France – outre-mer, 9, rue Georges-Pitard, 75015 Paris.
Date de la vacance d’emploi : 1er septembre 2026.
I. – Contexte institutionnel
La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) est chargée de mettre en œuvre les dispositions relatives à l’enfance délinquante et d’assurer l’exécution et le suivi des mesures éducatives et des peines judiciaires qui concernent les mineurs et jeunes majeurs.
Les 9 300 agents de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse sont répartis au sein des unités éducatives, niveau opérationnel de l’action de prise en charge des jeunes, des établissements et services, des neuf directions interrégionales chacune étant composée de plusieurs directions territoriales, de l’administration centrale et de l’Ecole nationale de la protection judiciaire de la jeunesse.
Le niveau interrégional est chargé de la déclinaison en objectifs stratégiques des orientations nationales. Il coordonne l’action des directions territoriales relative au pilotage et au contrôle de l’activité des établissements et services du secteur public et du secteur associatif habilité. Il coordonne le déploiement des politiques publiques dédiées ou concourant aux dispositifs de la justice des mineurs. Il concentre les actions d’administration, de gestion, de contrôle et d’évaluation en vue de garantir la qualité de la prise en charge des mineurs au sein des établissements et services.
Le suivi des mineurs s’effectue au sein d’unités éducatives, rattachées à un établissement ou service. Chaque unité éducative est dirigée par un responsable d’unité éducative qui en assure, sous l’autorité du directeur de service, la direction pédagogique et administrative. Il existe différents types d’unités éducatives en fonction de la nature de la mission exercée auprès des mineurs : en hébergement, en milieu ouvert, en insertion, en détention et auprès d’un tribunal. Les professionnels y mènent en équipe pluridisciplinaire des actions d’éducation, d’insertion sociale et professionnelle au bénéfice des jeunes sous mandat judiciaire pénal ou civil et de leur famille.
L’interrégion de la protection judiciaire de la jeunesse Ile-de-France – outre-mer comporte 14 directions territoriales (8 en Ile-de-France et 6 en outre-mer). Elle est composée d’un effectif d’environ 2 200 équivalents temps plein et d’un budget de fonctionnement de 85 M€ en AE/CP dont 58 M€ pour le secteur associatif habilité.
II. – Description du poste
Vous contribuerez à la définition des orientations stratégiques nationales de la protection judiciaire de la jeuenesse et conduirez leur déploiement et leur mise en œuvre opérationnelle par les 14 directions territoriales (DT) de votre interrégion. Vous serez garant de la participation de la protection judiciaire de la jeunesse à l’élaboration des politiques publiques de niveau régional au bénéfice des jeunes confiés par l’autorité judiciaire.
Vous exercerez vos fonctions au regard des enjeux actuels : inscription de la protection judiciaire de la jeunesse dans la protection de l’enfance et dans la prévention de la délinquance, adaptation des dispositifs de prise en charge aux besoins des mineurs.
Vos missions seront les suivantes :
– décliner les objectifs nationaux de protection de l’enfance et de prise en charge éducative au pénal par la mise en place d’une stratégie interrégionale adaptée ;
– assurer le bon fonctionnement des services accueillant et accompagnant les mineurs en conflit avec la loi en particulier en accompagnant les réformes en cours, dans les respects des rôles et places de chacun ;
– prendre en compte les réalités territoriales plus particulièrement en outre-mer et en Ile-de-France et savoir les décliner au profit des mineurs pris en charge et des professionnels de la PJJ ;
– organiser la complémentarité des interventions des acteurs concourant aux missions de la PJJ en appui des DT sur l’outre-mer et en Ile-de-France ;
– organiser les relations avec les autorités judiciaires et administratives, et les collectivités territoriales en lien avec les réalités territoriales notamment ultra marines ;
– procéder à tout acte de délégations nécessaires budgétaires, ressources humaines, et de missions ;
– en tant que responsable de budget opérationnel de programme (BOP), conduire les dialogues de gestion avec les directions territoriales et répartir les ressources ;
– établir un projet de BOP et en assurer la soutenabilité et l’exécution, tant en matière d’emplois, de crédits de personnel, de fonctionnement et d’investissement et immobilier ;
– mettre en place un contrôle de gestion dans une logique de performance et définir la stratégie interrégionale de maîtrise des risques ;
– décliner et développer la politique des ressources humaines, assurer la gestion des carrières (2 200 agents environ) ;
– conduire un dialogue social de qualité sur l’ensemble de la direction interrégionale et garantir les conditions de travail des agents de l’interrégion ; assurer la présidence du comité social d’administration de la direction interrégionale et de l’ensemble des instances de dialogue social ;
– élaborer le plan pluriannuel des contrôles de fonctionnement des établissements et des services ;
– conduire les contrôles nécessaires soit de premier niveau ou de second niveau ;
– promouvoir les politiques d’égalité, de diversité et de lutte contre les discriminations ;
– assurer la politique de communication et sa mise en œuvre.
III. – Profil recherché
Les candidats à cet emploi devront disposer des compétences et qualités suivantes :
– expérience significative en management dans un environnement pluridisciplinaire et connaissance de l’environnement administratif, institutionnel et politique de la protection judiciaire de la jeunesse ;
– maîtrise dans la définition d’enjeux de l’élaboration d’une stratégie ;
– intérêt pour les politiques publiques portées par le ministère de la justice et capacité d’adaptation rapide à la culture et aux pratiques de l’institution judiciaire ;
– qualités relationnelles, leadership ;
– sens des responsabilités, capacité d’écoute, force de conviction et diplomatie.
IV. – Conditions d’emploi
Cet emploi est régi par le décret n° 2023-1122 du 30 novembre 2023 relatif à certains emplois de direction du ministère de la justice et le code général de la fonction publique, sous réserve des dispositions du décret du 30 novembre 2023 susmentionné.
La nomination est prononcée pour une durée de quatre ans, renouvelable dans la limite d’une durée totale d’occupation du même emploi de six ans. La période probatoire est fixée à six mois.
La rémunération est composée de deux parts fixes :
– l’une qui tient compte de l’expérience du titulaire de l’emploi ;
– l’autre dépendante des fonctions, des sujétions et de l’expertise de l’emploi.
A cette rémunération fixe pourra être ajouté un complément indemnitaire annuel dont le montant dépend de la manière de servir.
Pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire ou de magistrat, le classement est fait au regard de la durée et du niveau des expériences professionnelles antérieures en rapport avec l’emploi à pourvoir.
V. – Candidatures
Peuvent faire acte de candidature :
– les fonctionnaires appartenant à un corps ou à un cadre d’emplois relevant de la catégorie A et dont l’indice terminal brut est au moins égal à la hors-échelle B ou ayant occupé durant au moins trois ans en position de détachement un ou plusieurs emplois culminant au moins à la hors-échelle B, les officiers supérieurs détenant au moins le grade de lieutenant-colonel ou ayant occupé un emploi conduisant à nomination dans la classe fonctionnelle du grade de commandant, les membres du corps du contrôle général des armées, les magistrats de l’ordre judiciaire ainsi que les administrateurs des services de l’Assemblée nationale et du Sénat ;
– les personnes qui, n’ayant pas la qualité de fonctionnaire, remplissent les conditions générales d’accès à la fonction publique prévues aux articles L. 321-1 à L. 321-3 du code général de la fonction publique et ont exercé des responsabilités d’un niveau comparable à celles dévolues aux fonctionnaires des corps et cadres d’emplois mentionnés à l’alinéa précédent.
Pour être nommées, les personnes mentionnées aux deux alinéas précédents doivent justifier d’au moins six années d’activités professionnelles diversifiées les qualifiant particulièrement pour l’exercice de fonctions supérieures de direction, d’encadrement ou d’expertise
Transmission des candidatures :
Les candidatures doivent être transmises dans un délai de trente jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française, uniquement par courriel aux adresses suivantes :
[email protected]
[email protected]
[email protected]
[email protected]
Le dossier de candidature devra impérativement comprendre :
– une lettre de motivation, qui devra comporter les éléments permettant d’apprécier la bonne adéquation entre le parcours professionnel du candidat, les compétences et le niveau d’expérience attendus pour le poste ;
– un curriculum vitae détaillé.
Pour les agents publics non rattachés pour leur gestion au ministère de la justice, les candidatures sont accompagnées d’un état des services.
Pour les agents relevant du secteur privé, les candidatures sont accompagnées de documents attestant de l’occupation effective des emplois mentionnés dans le curriculum vitae.
VI. – Procédure de recrutement
La procédure de recrutement se déroule selon les modalités fixées par les articles R. 342-1 à R. 342-17 du code général de la fonction publique.
La secrétaire générale du ministère de la justice est l’autorité de nomination.
L’autorité de recrutement est le directeur de la protection judiciaire de la jeunesse.
Recevabilité et examen des candidatures :
L’autorité de recrutement étudie la recevabilité des candidatures et les examine en lien avec le secrétariat général. Elle établit une liste des candidats présélectionnés pour l’audition et informe ceux non retenus.
Audition des candidats :
L’audition des candidats présélectionnés est confiée à l’instance collégiale prévue par le code général de la fonction publique et à l’article 5 de l’arrêté du 27 décembre 2023 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au ministère de la justice dont la composition est la suivante :
– la secrétaire générale du ministère de la justice ou son représentant ;
– une personne qui n’est pas soumise à l’autorité hiérarchique de l’autorité dont relève l’emploi à pourvoir, choisie en raison de ses compétences dans le domaine des ressources humaines ;
– une personne occupant ou ayant occupé des fonctions d’un niveau de responsabilité équivalent à l’emploi à pourvoir.
VII. – Déontologie
Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.
Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique, en application des articles L. 124-9 et suivants du code général de la fonction publique.
VIII. – Références
Code général de la fonction publique.
Décret n° 2023-1122 du 30 novembre 2023 relatif à certains emplois de direction du ministère de la justice.
Décret n° 2023-1123 du 30 novembre 2023 fixant l’échelonnement indiciaire applicable à certains emplois de direction du ministère de la justice.
Arrêté du 27 décembre 2023 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au ministère de la justice.
Tous renseignements sur ce poste peuvent être obtenus auprès de M. Thomas LESUEUR, directeur de la protection judiciaire de la jeunesse (mail : [email protected]).