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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Chambre commerciale, Cour de cassation, le 3 avril 2002, n° 99-21.663

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 3 avril 2002, sous le numéro 99-21.663, s’inscrit dans le cadre d’un pourvoi formé contre un arrêt émanant de la cour d’appel de Lyon. Ce pourvoi a été initié par une société ainsi que par des individus agissant en qualité de représentants des créanciers et d’administrateur.

Le litige découle d’une situation où le receveur divisionnaire des impôts, après avoir déclaré une créance à titre provisionnel au passif d’une procédure de redressement judiciaire, n’a communiqué le montant définitif de cette créance qu’après l’expiration du délai imparti par le tribunal pour la vérification du passif. Le receveur a alors sollicité à être relevé de la forclusion.

Les demandeurs ont contesté cette décision, avançant que, en l’absence de preuve que le Trésor public avait demandé une prolongation du délai avant son expiration, la forclusion encourue ne pouvait être considérée comme non imputable à son fait. Ils ont soutenu que la cour d’appel ne pouvait légitimement allouer une dérogation à la forclusion sans méconnaître les dispositions légales pertinentes.

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi, confirmant ainsi la décision de la cour d’appel. Elle a fondé son raisonnement sur le fait que le moyen soulevé par les demandeurs, qui mêle des éléments de fait et de droit, n’avait pas été soutenu devant les juges du fond, le rendant irrecevable.

En conséquence, la société et les individus concernés ont été condamnés aux dépens, marquant ainsi la fin d’une procédure où la question de la forclusion et des délais de déclaration des créances fiscales a été centrale.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».