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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Chambre commerciale, Cour de cassation, le 3 juillet 2024, n° 23-15.715

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 3 juillet 2024, relative au pourvoi n° H 23-15.715, traite d’une contestation liée à la forclusion d’une créance dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire. Le litige oppose une société ayant fait l’objet d’une condamnation à une autre société, prétendue créancière, qui n’avait pas déclaré sa créance dans le délai imparti.

Dans un premier temps, la cour d’appel a constaté qu’un jugement antérieur avait condamné la société en redressement à verser une somme d’argent à la créancière. Toutefois, cette dernière n’ayant pas déclaré sa créance dans les deux mois suivant l’ouverture de la procédure collective, la question se posait de savoir si elle pouvait être relevée de la forclusion.

La Cour de cassation rappelle que, conformément aux dispositions du code de commerce, un créancier qui omet de déclarer sa créance dans les délais prévus peut être relevé de la forclusion, mais uniquement si cette omission n’est pas due à sa propre négligence ou à une omission du débiteur dans la liste des créanciers. En l’espèce, la cour a retenu que l’absence de mention de la créancière sur la liste des créanciers, établie par le débiteur, justifiait le relevé de forclusion.

La décision souligne la nécessité pour le débiteur de mentionner tous les créanciers, même ceux dont il conteste la créance, afin de respecter les obligations légales en matière de procédure collective. Par conséquent, la haute juridiction a conclu que la demande de relevé de forclusion devait être accueillie, rejetant ainsi le moyen soulevé par la société en redressement.

En conséquence, le pourvoi a été rejeté, et la société en redressement a été condamnée aux dépens, la Cour statuant également sur les demandes en application de l’article 700 du code de procédure civile. Cette décision illustre l’importance du respect des délais et des obligations déclaratives dans les procédures collectives, ainsi que la protection des droits des créanciers dans le cadre des actions en justice.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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