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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal judiciaire de commerce de Toulouse, le 14 octobre 2025, n°2025012134

Le tribunal judiciaire de [Localité 1], statuant le 14 octobre 2025, est saisi d’une demande d’ouverture d’une procédure collective. Le créancier assigne la société débitrice en raison de créances impayées. Le tribunal constate l’état de cessation des paiements et ouvre une procédure de redressement judiciaire. Il fixe la date de cessation des paiements au 27 mars 2025 et ordonne une période d’observation de six mois.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements

La définition légale et son application concrète

Le tribunal retient la définition légale de la cessation des paiements prévue à l’article L. 631-1 du code de commerce. Il constate que les créances invoquées sont certaines, liquides et exigibles. L’impossibilité de faire face au passif est établie par l’échec des procédures d’exécution. Les saisies-attributions ont révélé des comptes bancaires sans provision. Cette analyse est conforme à la jurisprudence constante sur les éléments constitutifs du passif exigible.

La fixation de la date de cessation des paiements

Le choix du juge s’est porté sur la date de la première mesure d’exécution infructueuse. Le tribunal fixe provisoirement la date au 27 mars 2025, jour de la première saisie-attribution. Cette date marque la matérialisation de l’incapacité à payer le passif exigible. Elle sert de référence pour la période suspecte et les actes éventuellement annulables. La détermination de ce point de départ est essentielle pour le déroulement ultérieur de la procédure collective.

Les modalités d’ouverture du redressement judiciaire

Le prononcé de l’ouverture et l’organisation de la période d’observation

Le tribunal ouvre la procédure en l’absence de preuve d’une impossibilité de redressement. Il désigne les organes de la procédure, dont le mandataire judiciaire et le juge-commissaire. Une période d’observation de six mois est ordonnée pour établir un diagnostic. Le débiteur doit fournir des documents comptables pour la prochaine audience. Cette phase permettra d’évaluer les possibilités de continuation ou de cession de l’entreprise.

Les mesures immédiates et le calendrier procédural

Le juge ordonne la réalisation d’un inventaire des actifs dans un délai de trente jours. Il convoque une audience en chambre du conseil pour examiner la poursuite d’activité. La représentation des salariés est sollicitée pour cette prochaine étape. Le tribunal organise ainsi les premières diligences de la procédure de manière structurée. Cette planification vise à assurer une gestion efficace et transparente du redressement judiciaire.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».