Tribunal judiciaire de commerce de Nice, le 29 juin 2023, n°2025RG01660

Le tribunal judiciaire, statuant en premier ressort, a rendu une décision par défaut le 29 juin 2023. Le litige opposait un établissement bancaire à un particulier engagé comme caution. La juridiction a condamné ce dernier au paiement de la somme due. Elle a également alloué une indemnité au titre de l’article 700 du code de procédure civile. La question centrale était l’exécution des obligations nées d’un contrat de cautionnement.

La mise en œuvre de l’obligation de la caution

La décision rappelle le principe de l’engagement accessoire de la caution. Le débiteur principal n’ayant pas honoré sa dette, la garantie est activée. La condamnation porte sur le capital et les intérêts de retard calculés au taux légal. L’absence de défense du défendeur a permis une appréciation rapide du dossier. La solution applique strictement les termes du contrat souscrit.

La portée de cette solution est de confirmer la force obligatoire des conventions. « Il y a lieu de condamner [la caution] à payer la somme en paiement de sa dette » (Motifs). L’engagement pris librement produit ses pleins effets en cas de défaillance. Cette rigueur est tempérée par le contrôle judiciaire de l’indemnité procédurale. La décision illustre la sécurité juridique attachée aux sûretés personnelles.

L’allocation d’une indemnité au titre des frais irrépétibles

Le tribunal a exercé son pouvoir d’appréciation pour accorder une indemnité. Il a estimé inéquitable de laisser tous les frais à la charge du créancier. Le montant alloué est distinct des dépens proprement dits qui sont également mis à charge. Cette décision relève de l’office du juge saisi d’une demande en ce sens. Elle vise à compenser partiellement les frais exposés pour la procédure.

La valeur de ce point réside dans l’application concrète de l’article 700 du code de procédure civile. « Il apparait inéquitable de laisser à la charge du demandeur les frais irrépétibles » (Motifs). Le juge use de son pouvoir souverain pour répartir les charges de l’instance. Cette indemnisation accessoire complète le dispositif de condamnation principale. Elle assure une réparation plus complète du préjudice procédural subi.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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