Tribunal de commerce de Marseille, le 22 septembre 2025, n°2024F01618

Le Tribunal des activités économiques de Marseille, le 22 septembre 2025, statue sur une demande de désistement. La partie demanderesse se désiste de son action et de l’instance. La partie défenderesse accepte ce désistement. Le tribunal constate l’extinction de l’action et de l’instance. Il déclare le désistement parfait et se dessaisit. La décision illustre le régime juridique du désistement d’action et ses effets extinctifs.

La perfection du désistement par l’acceptation du défendeur

Le formalisme nécessaire à la validité du désistement

Le tribunal constate l’acceptation expresse de la partie défenderesse. Cette formalité est essentielle pour parfaire le désistement volontaire. La jurisprudence rappelle ce principe fondamental de procédure civile. « Attendu que l’article 395 du code de procédure civile dispose que “Le désistement n’est parfait que par l’acceptation du défendeur. » (Tribunal judiciaire de Meaux, le 29 janvier 2026, n°25/03327). L’arrêt applique strictement cette condition de validité. La portée est de garantir la sécurité juridique et le contradictoire.

La distinction entre défense au fond et acceptation du désistement

L’acceptation n’est pas une simple formalité procédurale accessoire. Elle constitue un acte de volonté distinct de la défense sur le fond. La décision donne acte d’une acceptation pure et simple. Cela écarte toute équivoque sur l’intention de la partie défenderesse. La valeur de l’arrêt est de rappeler l’autonomie de cet acte juridique. Il évite ainsi les contentieux sur la régularité de l’extinction de l’instance.

Les effets extinctifs du désistement d’action déclaré parfait

L’extinction corrélative de l’action et de l’instance

Le tribunal constate l’extinction de l’action de la partie demanderesse. Il en déduit logiquement l’extinction de l’instance pendante. Cet enchaînement est conforme à la théorie procédurale. Le désistement d’action emporte renonciation à l’exercice de cette prétention. La conséquence immédiate est la fin du litige devant le juge saisi. La portée est d’assurer une clôture définitive de la procédure.

L’effet dessaisissant pour le juge et la clôture du procès

Le tribunal se dessaisit après avoir déclaré le désistement parfait. Cet effet dessaisissant est direct et obligatoire pour la juridiction. Il marque la fin de son office juridictionnel dans cette affaire. La solution prévient toute continuation d’instance sans objet. La valeur de la décision est son effectivité procédurale. Elle produit l’extinction de l’instance sans possibilité de rouvrir le débat.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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