Tribunal judiciaire de Saint-Étienne, le 26 novembre 2025, n°2025F01394

Le tribunal judiciaire de Saint-Étienne, statuant le 26 novembre 2025, ouvre un redressement judiciaire. La société débitrice est reconnue en cessation des paiements depuis le 15 septembre 2025. La juridiction applique la procédure simplifiée sans administrateur et ordonne une période d’observation.

La qualification de la cessation des paiements

La constatation de l’état de cessation. Le tribunal retient l’impossibilité pour la société de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Cette qualification fonde légalement l’ouverture de la procédure collective. La décision applique strictement la définition légale du code de commerce. « Attendu qu’il résulte des informations recueillies par le Tribunal […] que la SAS FLEUVIA se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). La portée est classique et rappelle le caractère substantiel de ce critère d’ouverture.

La fixation provisoire de la date de cessation. La date est arrêtée au 15 septembre 2025 par une disposition spécifique du jugement. Cette fixation est présentée comme provisoire dans le dispositif. Elle permet de délimiter la période suspecte pour d’éventuelles actions en nullité. La valeur de cette fixation réside dans son caractère essentiel pour la sécurité juridique. Elle constitue le point de départ de nombreux effets de la procédure.

Les modalités pratiques de la procédure ouverte

L’application d’un régime procédural simplifié. La juridiction écarte la désignation d’un administrateire judiciaire. Elle se fonde sur les seuils relatifs au chiffre d’affaires et à l’effectif salarié. Ce choix allège la structure de gestion de la procédure. « Qu’il convient d’appliquer la procédure sans administrateur judiciaire prévue par les articles L.621-4 et R.621-11 du code de commerce » (Motifs). Le sens est de privilégier une procédure adaptée à la taille de l’entreprise.

L’encadrement strict de la période d’observation. Le jugement fixe une audience de contrôle au 26 novembre 2025 pour examiner les capacités de financement. Il impose au débiteur la remise de documents comptables et prévisionnels. La période d’observation court jusqu’au 1er avril 2026. La portée est d’assurer un suivi rigoureux des perspectives de redressement. Le tribunal se réserve la possibilité de prononcer la liquidation en cas d’impossibilité.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture