Tribunal de commerce, le 24 septembre 2025, n°2025P01484

Le Tribunal de commerce de [Localité 1], statuant le [Date], ouvre une liquidation judiciaire à l’encontre d’une société commerciale en état de cessation des paiements. La juridiction retient également l’application du régime de la liquidation judiciaire simplifiée et fixe un délai maximal pour la clôture de la procédure.

L’ouverture de la liquidation judiciaire et ses conditions

La caractérisation de l’état de cessation des paiements est établie avec rigueur par le juge. Le tribunal constate que le débiteur est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Cette situation est corroborée par les déclarations du dirigeant sur l’impossibilité manifeste de redressement. La date de cessation des paiements est fixée conformément à la loi, au 30 juin 2025. Cette analyse factuelle stricte est le préalable nécessaire à toute ouverture d’une procédure collective. Elle garantit le respect du principe selon lequel la liquidation n’intervient qu’en l’absence de toute perspective de continuation de l’activité.

La décision écarte explicitement toute possibilité de redressement judiciaire. Le tribunal relève que la société a elle-même indiqué que sa situation était trop compromise. La situation de fait corroborée par les propres déclarations du dirigeant est probante de l’impossibilité manifeste de parvenir à un redressement. Cette appréciation souveraine des juges du fond est décisive. Elle justifie le passage direct à la liquidation, conformément à l’esprit du code de commerce qui privilégie le redressement lorsque celui-ci est envisageable.

Le recours à la procédure de liquidation judiciaire simplifiée

Les conditions légales pour l’application du régime simplifié sont soigneusement vérifiées. Le Tribunal dispose des éléments lui permettant de vérifier que les conditions mentionnées au 1 er alinéa des articles L 641-2 et D 641-10 du code de commerce sont réunies. Le tribunal constate l’absence d’actif immobilier et de salariés, ainsi qu’un chiffre d’affaires inférieur aux seuils réglementaires. Ce contrôle diligent est essentiel pour assurer une application correcte de ce dispositif dérogatoire. Il rejoint la jurisprudence constante des tribunaux de commerce sur ce point.

La portée pratique de ce choix procédural est immédiatement précisée. Il sera donc fait application de la procédure simplifiée prévue aux articles L 644-1 et suivants du code de commerce. Les seuils prévus par l’article L 644-5 et fixés par l’article D 641-10 du code de commerce ne sont pas atteints. Cette qualification entraîne des conséquences procédurales importantes, notamment un délai de clôture contraint. Le tribunal en tire les effets en fixant un cadre temporel strict pour la procédure, conformément à l’objectif de célérité.

La décision impose un délai impératif de six mois pour la clôture de la procédure. Le Tribunal dira donc que la clôture de la liquidation judiciaire sera prononcée au plus tard dans le délai de six mois à compter de la présente décision. Cette mesure illustre la volonté d’efficacité et de réduction des coûts inhérente à la procédure simplifiée. Elle rejoint l’esprit d’une jurisprudence récente qui applique strictement ces délais. « Attendu qu’il convient également d’appliquer les critères de la liquidation judiciaire simplifiée ; QU’ en conséquence, la liquidation judiciaire simplifiée sera appliquée » (Tribunal de commerce de commerce de Meaux, le 16 juin 2025, n°2025007015). Cette approche contribue à une liquidation rapide des petites défaillances.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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