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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Tribunal de commerce de Valenciennes, le 29 septembre 2025, n°2025005027

Le tribunal de commerce de Valenciennes, statuant le 29 septembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée. La société, en cessation des paiements, a sollicité cette procédure. Le tribunal constate l’impossibilité de tout redressement ou cession. Il applique ainsi le régime simplifié prévu pour les petites entreprises.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements

La définition légale et son application concrète

Le tribunal retient la cessation des paiements en se fondant sur une situation d’impécuniosité avérée. Il constate que la société « se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible de 4 475,70 euros avec son actif disponible ». Cette formulation reprend les termes de la loi, confirmant le défaut de disponibilités. La jurisprudence rappelle que « est en cessation des paiements le débiteur qui ne peut faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Cour d’appel de Paris, le 14 mai 2024, n°23/16221). Le jugement s’inscrit dans cette application stricte.

La date de cessation des paiements et ses conséquences

Le tribunal fixe provisoirement la date de cessation au 15 juillet 2025. Cette détermination est cruciale pour la période suspecte. Elle résulte d’un examen des pièces produites, sans autre motivation détaillée. Cette fixation, bien que provisoire, guide les actions en revendication et en nullité. Elle ancre le point de départ des difficultés irrémédiables de l’entreprise.

Les conditions du prononcé de la liquidation simplifiée

L’absence de perspective de redressement ou de cession

Le prononcé de la liquidation est justifié par l’inexistence de toute solution alternative. Le jugement note « qu’il n’existe aucune possibilité de présenter un plan de redressement ». L’exploitation est arrêtée et déclarée déficitaire. Le débiteur reconnaît lui-même l’impossibilité d’une cession ou d’une restructuration. Cette absence de perspective légitime l’ouverture immédiate de la liquidation.

Le recours au dispositif de liquidation judiciaire simplifiée

Le tribunal retient expressément le cadre de la liquidation simplifiée. Il estime que « les conditions mises par les articles L.641-2 et D.641-10 du code de commerce sont réunies ». L’entreprise emploie un salarié et son chiffre d’affaires est inférieur à 300 000 euros. Ce régime adapté permet une procédure accélérée. Le tribunal en tire les conséquences en fixant des délais raccourcis pour la vérification des créances et la clôture.

La portée de cette décision réside dans l’application rigoureuse des critères de la cessation des paiements. Elle illustre également le recours systématique à la liquidation simplifiée lorsque ses conditions sont remplies. Le jugement acte la fin de l’entreprise sans perspective de survie, privilégiant une liquidation rapide et efficiente.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».