Tribunal de commerce de Nice, le 25 septembre 2025, n°2025P00284

Le Tribunal de commerce de Nice, le 25 septembre 2025, ouvre une procédure de redressement judiciaire. Deux créanciers ont saisi le tribunal à l’encontre d’une société de transport. La juridiction constate l’état de cessation des paiements de la débitrice. Elle applique l’article L. 631-1 du code de commerce et fixe une date de cessation des paiements. Le jugement désigne les organes de la procédure et arrête le calendrier processuel.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements

La constatation de l’impossibilité de faire face au passif. Le tribunal fonde son jugement sur l’examen de la situation financière de la société. Il relève « qu’il résulte des pièces produites et des informations recueillies en Chambre du Conseil que la débitrice se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Cette appréciation in concreto est constante en jurisprudence. Un autre tribunal a ainsi constaté l’état de cessation après que la société eut justifié de son impossibilité (Tribunal de commerce de commerce de Chalon-sur-Saône, le 22 mai 2025, n°2025003924). La décision rappelle le caractère substantiel de ce critère d’ouverture.

La fixation provisoire de la date de cessation. Le jugement statue sur un élément essentiel de la procédure collective. Il « Fixe provisoirement au 26 janvier 2024 la date de cessation des paiements » (Dispositif). Cette détermination initiale relève du pouvoir souverain du tribunal. La référence à une date passée anticipe un possible report ultérieur. La cour d’appel de Bordeaux rappelle le cadre légal de cette fixation, prévue à l’article L. 631-8 (Cour d’appel de Bordeaux, le 1 décembre 2025, n°25/03020). Cette mesure conditionne l’efficacité du traitement des créances.

Les modalités d’organisation de la procédure ouverte

La désignation des organes et le cadre procédural. Le tribunal met en place la structure de la procédure de redressement. Il nomme un juge-commissaire et un mandataire judiciaire par des dispositions impératives. Il ordonne également la jonction de deux dossiers distincts pour une instruction commune. La fixation de la fin de la période d’observation au 25 mars 2026 scande le déroulement futur. L’audience ultérieure prévue pour statuer sur la poursuite de cette période illustre le contrôle continu du juge.

Les conséquences immédiates pour le débiteur et les créanciers. La décision produit des effets juridiques immédiats et contraignants. Elle soumet la société à l’administration judiciaire et suspend les actions individuelles. L’inventaire du patrimoine est ordonné pour assurer la transparence. L’obligation de communication du représentant des salariés dans un délai de dix jours intègre la dimension sociale. Le dépôt de la liste des créances par le mandataire dans un délai de douze mois organise le recensement des droits. Ces mesures visent à préserver les intérêts de l’ensemble des parties concernées.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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