Tribunal de commerce de Grenoble, le 30 septembre 2025, n°2025005042

Le Tribunal de commerce de Grenoble, le 30 septembre 2025, statue sur le sort d’une procédure de redressement judiciaire. Après une période d’observation infructueuse, le tribunal constate l’impossibilité de toute poursuite d’activité ou de cession. Il prononce donc la liquidation judiciaire simplifiée au cours du redressement, en appliquant les articles pertinents du Code de commerce. La décision organise les modalités pratiques de la liquidation et fixe un délai pour l’examen de sa clôture.

Le prononcé de la liquidation simplifiée

Les conditions de l’ouverture
Le tribunal fonde sa décision sur l’échec avéré de la période d’observation. Il relève l’absence totale de perspective de redressement par la continuation de l’exploitation. « Attendu qu’aucun plan de redressement par continuation n’est envisageable » (Motifs). Cette carence est corroborée par l’impossibilité de trouver un repreneur. « Attendu qu’il n’existe aucune perspective sérieuse de cession » (Motifs). Le constat d’échec est ainsi complet et justifie la conversion en liquidation.

Le régime applicable
La situation spécifique de l’entreprise permet l’application du régime simplifié. Le tribunal vérifie que les critères légaux sont remplis sans les détailler dans les motifs. Il se contente de constater que l’entreprise « relève de plein droit de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée » (Motifs). Ce régime allégé est expressément sollicité par les organes de la procédure. Il est prononcé en application d’une série d’articles du Code de commerce, notamment L631-15 et L 641-1§III.

L’organisation de la procédure de liquidation

Les modalités de réalisation de l’actif
Le jugement définit précisément les conditions de vente des biens. Il favorise d’abord une vente amiable en accordant un délai de trois mois. « Autorisons le liquidateur a procéder à la vente des biens mobiliers de gré à gré dans les trois mois du présent jugement » (Dispositif). À défaut, une vente aux enchères publiques sera organisée. Cette vente sera conduite par un commissaire-priseur en application de l’article L 644-2. Le tribunal encadre strictement ce processus et en suit les résultats.

Le cadre temporel et le contrôle
La décision impose un délai impératif pour l’examen de la clôture. Ce délai est fixé à six mois à compter du prononcé de la liquidation. « Fixe, en application de l’article L643-9 du Code de Commerce, à 6 mois, […] le délai au terme duquel la clôture de la procédure devra être examinée » (Dispositif). Une audience spécifique est déjà prévue à cette fin. Ce cadre rigoureux illustre la volonté d’une liquidation rapide et efficace. Il garantit un contrôle judiciaire rapproché de l’ensemble des opérations.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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