Tribunal de commerce de Béziers, le 19 septembre 2025, n°2025005395

Le tribunal de commerce de Béziers, statuant le 19 septembre 2025, a examiné une demande du liquidateur judiciaire. Cette demande visait à mettre fin au régime de liquidation simplifiée ouvert précédemment. Le tribunal a accueilli cette requête et ordonné le retour au droit commun de la liquidation judiciaire. Il a également maintenu le mandat du liquidateur en place et rappelé le principe de l’exécution provisoire.

Le cadre légal de la conversion de procédure

Les conditions légales d’une sortie du régime simplifié

Le tribunal fonde sa décision sur l’impossibilité de clôturer la procédure dans le délai légal. Le liquidateur a indiqué que la vérification d’une partie du passif privilégié était nécessaire après la vente du fonds. Cette complexité imprévue empêche une clôture rapide et justifie un changement de régime. La décision s’appuie strictement sur les articles L644-6 et R644-4 du code de commerce.

La portée de cette condition est ainsi précisée par la jurisprudence. Elle confirme que la conversion n’est pas une sanction mais une adaptation nécessaire. « Que dès lors, il y a lieu de mettre fin à l’application des règles de la liquidation judiciaire simplifiée et de convertir la procédure de liquidation judiciaire en régime général. » (Tribunal de commerce de commerce de Bobigny, le 1 juillet 2025, n°2025L02093) Le juge vérifie donc l’existence d’un obstacle matériel à une clôture rapide.

Les conséquences procédurales immédiates de la décision

Le maintien du liquidateur et le calendrier procédural

La décision produit des effets immédiats sur le déroulement de la procédure. Le tribunal maintient en fonction le liquidateur déjà en poste pour assurer la continuité. Il impose également un nouveau calendrier en application du droit commun. Le liquidateur devra déposer la liste des créances avec ses propositions dans un délai de douze mois.

La valeur de cette mesure réside dans la sécurisation de la procédure. Le maintien du même professionnel évite toute perte d’information ou de temps. Le délai contraignant de douze mois relance une procédure qui risquait de s’enliser. L’exécution provisoire de droit garantit quant à elle l’efficacité immédiate de la conversion.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture