Tribunal judiciaire de Toulouse, le 6 novembre 2025, n°2025018294

Le tribunal judiciaire de Toulouse, statuant en matière commerciale, rend un jugement le 6 novembre 2025. Il ouvre une procédure de redressement judiciaire à l’encontre d’une société de restauration, estimant les conditions légales réunies. La décision retient la date du 28 août 2025 comme celle de la cessation des paiements, après audition du débiteur sur ce point précis.

La qualification de l’état de cessation des paiements

La caractérisation de l’insolvabilité. Le tribunal constate l’impossibilité pour la société de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il s’appuie sur un passif déclaré de quinze mille euros et une trésorerie débitrice, confirmant l’état de cessation des paiements. Cette appréciation in concreto est conforme à la définition légale de l’article L. 631-1 du code de commerce.

La fixation de la date de cessation des paiements. Le juge détermine le point de départ de l’insolvabilité au 28 août 2025. « il ressort que l’entreprise est en état de cessation des paiements depuis le 28 août 2025, date à laquelle elle ne pouvait plus faire face à son passif exigible (commandement de payer les loyers) avec son actif disponible » (Motifs). Cette date, postérieure à un commandement, est fixée de manière provisoire, conformément à la pratique.

Les modalités d’ouverture de la procédure collective

Le prononcé du redressement judiciaire. La juridiction ouvre cette procédure après avoir vérifié la compétence territoriale et les conditions légales. Elle considère que l’entreprise semble disposer des moyens pour envisager une continuation d’activité. Le jugement détaille les mesures d’organisation immédiates, comme la désignation des organes de la procédure.

L’encadrement de la période d’observation. Le tribunal fixe sa durée à six mois et renvoie l’affaire en chambre du conseil pour un examen approfondi. Il ordonne la réalisation d’un inventaire et convoque les représentants du personnel. Cette phase initiale est cruciale pour évaluer les possibilités de redressement de l’entreprise débitrice.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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