Tribunal de commerce de Valenciennes, le 6 octobre 2025, n°2025005023

Le tribunal de commerce de Valenciennes, statuant le six octobre deux mille vingt-cinq, est saisi d’une procédure de sauvegarde. Insuffisamment éclairé par les éléments produits, il ordonne une mesure d’instruction. Il commet un juge pour enquêter et l’autorise à se faire assister par un expert désigné. La décision précise les modalités de l’enquête et la suite de la procédure.

Le pouvoir d’investigation du juge commis

L’étendue de la mission d’instruction

Le tribunal fonde sa décision sur l’article L.621-1 du code de commerce. Ce texte lui permet de commettre un juge pour recueillir tous renseignements. Le juge commis bénéficie ainsi d’un pouvoir d’investigation très large. La mission porte sur la situation financière, économique et sociale de l’entreprise. Cette enquête est essentielle pour éclairer le tribunal sur le sort de la procédure. Le législateur a voulu une instruction complète avant toute décision au fond.

L’assistance par un expert de son choix

L’article L.621-1 prévoit explicitement que le juge « peut se faire assister de tout expert de son choix ». Le tribunal reprend cette disposition mot pour mot dans son dispositif. Il précise l’identité de l’expert qui assistera le magistrat commis. Cette assistance technique renforce l’efficacité et la pertinence de l’enquête. Elle permet au juge de disposer d’une analyse spécialisée sur des points complexes. La décision valide ainsi une pratique courante en matière de procédures collectives.

Les modalités procédurales de l’enquête

Le cadre légal de la production du rapport

Le jugement fixe un cadre procédural strict pour le déroulement de l’enquête. Il renvoie aux articles R.621-3 et R.621-4 du code de commerce. Le rapport du juge commis doit être déposé au greffe dix jours avant l’audience. Ce délai permet aux parties de prendre connaissance des éléments recueillis. Il garantit le respect du principe du contradictoire avant l’audition des dirigeants. La procédure est ainsi sécurisée et prévisible pour tous les intervenants.

La notification et la convocation des parties

Le greffier est chargé de notifier le jugement à l’entreprise par lettre recommandée. Une convocation à comparaître devant le tribunal est jointe à cette notification. L’audience est fixée au dix novembre deux mille vingt-cinq en chambre du conseil. Le ministère public et l’enquêteur reçoivent également communication de la décision. Ces formalités assurent l’information de toutes les personnes concernées par la procédure. Elles conditionnent la régularité et l’effectivité des étapes ultérieures.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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