Tribunal de commerce de Marseille, le 7 octobre 2025, n°2025F01038

Le Tribunal des Activités Économiques de Marseille, le 7 octobre 2025, ordonne une conciliation dans un litige commercial. Il se fonde sur une convention locale et les articles 128 et suivants du code de procédure civile. La juridiction désigne un juge conciliateur et fixe une mission précise. Elle renvoie l’affaire à une audience ultérieure pour statuer sur le résultat de cette tentative.

La conciliation judiciaire : un cadre procédural renforcé

Le fondement conventionnel de la mesure

La décision s’appuie explicitement sur un avenant à une convention générale de résolution amiable. Cet instrument local conditionne le recours à la conciliation pour certains litiges. La juridiction vérifie ainsi que le différend entre « dans le champ d’application » de cet avenant. Cela confère un cadre contractuel à l’intervention du juge, au-delà des seules dispositions légales. La portée est significative pour les justiciables soumis à cette convention. Elle illustre l’articulation entre les procédures conventionnelles et l’office du juge.

La mission structurée du juge conciliateur

Le tribunal définit avec précision les attributions du magistrat désigné. Il doit « réunir les parties », « informer » des règles et « tenter de rapprocher » les positions. Le délai de trois mois et l’obligation de confidentialité sont également posés. Cette formalisation encadre strictement le processus pour en garantir l’efficacité. La valeur réside dans la sécurité procédurale offerte aux parties. Elle transforme la conciliation en une phase ordonnée et prévisible de l’instance.

Les suites procédurales : une gestion anticipée du litige

L’ordonnancement des échéances futures

La juridiction anticipe les différents aboutissements possibles de la conciliation. Elle prévoit le rappel de l’affaire à une audience fixée plusieurs mois après. Cette audience pourra statuer sur une prorogation, une homologation ou un désistement. En cas d’échec, elle permettra « l’établissement d’un calendrier de procédure ». Cette organisation démontre une volonté de maîtriser la durée totale du procès. Sa portée est de préserver la célérité de la justice en évitant toute perte de temps.

La formalisation impérative de l’accord

La décision rappelle les exigences de forme pour acter un accord issu de la conciliation. « La teneur de l’accord, même partiel, sera consignée » dans un acte signé et déposé au greffe. Cette formalité est imposée par l’article 130 du code de procédure civile. Elle confère une force exécutoire potentielle à la solution amiable trouvée. La valeur est de garantir la sécurité juridique des engagements souscrits par les parties. Elle ancre la conciliation réussie dans l’ordre judiciaire, avec les garanties afférentes.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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