Tribunal de commerce de commerce de Salon-de-Provence, le 2 octobre 2025, n°2025J00505

La qualification juridique de l’accord homologué

La nature transactionnelle du protocole d’accord

Le tribunal qualifie l’accord de transaction au sens des articles 2044 et suivants du code civil. Il rappelle que ce contrat suppose l’existence d’une contestation et des concessions réciproques. Cette qualification est essentielle pour déterminer le régime applicable et les effets de l’acte. Elle confère à l’accord une autorité particulière entre les parties, proche de celle d’un jugement.

Les effets attachés à l’homologation judiciaire

La force exécutoire conférée à l’accord

L’homologation judiciaire transforme l’accord privé en titre exécutoire. Le tribunal « Dit que cet acte aura force exécutoire » selon les termes du dispositif. Cette formalité permet d’exécuter l’accord comme une décision de justice en cas de manquement. La valeur de l’homologation réside dans cette garantie d’exécution forcée offerte aux parties.

Les conséquences procédurales de la transaction

L’extinction de l’instance découlant de l’accord

La transaction met fin au litige et rend la procédure sans objet. Le tribunal « Rappelle que cette instance s’éteint accessoirement à l’action par l’effet de la transaction, conformément à l’article 384 du CPC ». Cette solution est conforme à la jurisprudence, une cour d’appel ayant déjà jugé que « L’instance étant éteinte par l’homologation de ce protocole, il n’y a pas lieu de constater le désistement des parties » (Cour d’appel de Versailles, le 10 octobre 2023, n°23/01372). L’extinction est automatique et accessoire à la convention des parties.

La charge des dépens de l’instance

Le tribunal statue sur les frais de la procédure en application des règles de droit commun. Il laisse « les entiers dépens de l’instance à la charge » du particulier, sous réserve d’un accord contraire. Cette décision rappelle que le principe est la mise des dépens à la charge de la partie perdante, sauf disposition légale particulière. La solution adoptée respecte la liberté contractuelle des parties concernant les frais.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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