Tribunal de commerce de commerce de Pontoise, le 8 octobre 2025, n°2025F00058

Le Tribunal de Commerce de Pontoise, statuant le 8 octobre 2025, constate le désistement d’instance d’une association. La procédure s’éteint sans opposition de la partie défenderesse. La juridiction applique les articles 394 et 399 du code de procédure civile. Elle met les dépens à la charge de la partie qui s’est désistée.

Le formalisme du désistement d’instance

La décision rappelle les conditions de validité d’un désistement. L’initiative unilatérale du demandeur doit être acceptée par son adversaire. Le tribunal constate l’absence d’opposition de la partie défenderesse. « Le défendeur ne s’est pas opposé et n’a fait connaître aucune observation particulière. » (SUR QUOI LE TRIBUNAL) Cette passivité vaut acceptation tacite selon la loi. Le désistement devient ainsi parfait et éteint l’instance.

La portée de cette analyse est conforme à la jurisprudence établie. Un arrêt précise que « l’acceptation n’est pas nécessaire si le défendeur n’a présenté aucune défense au fond ». (Tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, le 4 février 2025, n°23/00187) Le juge vérifie donc l’absence de défense au fond pour valider le désistement. Cette formalité protège les droits de la partie qui n’a pas initié la procédure.

Les conséquences financières de l’extinction

Le jugement entraîne une allocation spécifique des frais de justice. L’article 399 du code de procédure civile trouve ici une application directe. Le tribunal « Dit que l’Association […] supportera les dépens, dont frais de greffe ». (PAR CES MOTIFS) Ce principe est impératif en l’absence de convention contraire des parties. La charge des dépens incombe automatiquement à l’auteur du désistement.

La solution adoptée a une valeur pédagogique pour les justiciables. Elle rappelle une règle de procédure souvent méconnue. « Le désistement emporte, sauf convention contraire, soumission de payer les frais de l’instance éteinte ». (Tribunal judiciaire de Marseille, le 5 janvier 2026, n°24/05823) La décision commentée liquide même le montant exact des frais de greffe. Elle assure ainsi une exécution claire et immédiate de sa décision.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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