Tribunal de commerce de Brive, le 3 octobre 2025, n°2025P00142

Le Tribunal de commerce de Brive, statuant le 3 octobre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée. La procédure fait suite à la déclaration de cessation des paiements d’une société commerciale. Le tribunal constate l’état de cessation des paiements et retient l’application du régime simplifié. La décision organise les modalités pratiques de la liquidation et désigne les auxiliaires de justice.

La constatation de l’état de cessation des paiements

Les éléments caractérisant la situation de l’entreprise. Le tribunal fonde sa décision sur l’examen des pièces et les explications fournies par le dirigeant. Il relève l’insuffisance de la clientèle et l’impossibilité d’honorer les charges sociales. La situation financière est ainsi établie de manière concrète et actuelle.

La qualification juridique de la cessation des paiements. Le tribunal retient que l’entreprise « ne peut faire face au passif exigible avec l’actif dont elle dispose ». Cette formule consacre la définition légale de la cessation des paiements. Elle rejoint la position d’une jurisprudence constante sur ce point essentiel. « Attendu qu’il ressort de la déclaration de cessation des paiements, des pièces y annexées et des observations formulées lors de l’audience que l’entreprise dont il s’agit ne peut faire face au passif exigible avec l’actif dont elle dispose, ce qui est constitutif de l’état de cessation des paiements. » (Tribunal de commerce, le 18 mars 2025, n°2025001983)

Le prononcé d’une liquidation judiciaire simplifiée

Les conditions d’application du régime simplifié. Le tribunal vérifie le respect des critères légaux prévus par le code de commerce. Il note l’absence de salarié et un chiffre d’affaires annuel inférieur au seuil légal. La société entre ainsi dans le champ d’application de l’article D641-10 du code de commerce. Cette vérification est une étape obligatoire pour le prononcé de la procédure adaptée.

Les conséquences du choix de la procédure simplifiée. Le tribunal organise une liquidation accélérée avec des délais contraints pour le liquidateur. Il fixe un calendrier précis pour la vente des actifs et la clôture des opérations. Cette décision illustre l’application pratique des articles L.641-2 et R.641-10. « ATTENDU qu’il convient également d’appliquer les critères de la liquidation judiciaire simplifiée ; QU’ en conséquence, la liquidation judiciaire simplifiée sera appliquée en vertu de l’article L.641-2 du code de commerce et R.641-10 du code de commerce ; » (Tribunal de commerce de commerce de Meaux, le 16 juin 2025, n°2025007015)

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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