Cour d’appel de Paris, le 15 octobre 2025, n°2025014969

La cour d’appel de Paris, le 15 octobre 2025, homologue un protocole transactionnel signé par les parties. Cette ordonnance met fin à un litige né de relations contractuelles antérieures. La juridiction statue sur la demande d’homologation formulée conjointement. Elle consacre la validité de l’accord trouvé à l’amiable. La solution affirme la force exécutoire conférée par le juge à la transaction.

L’homologation judiciaire d’un accord amiable

Le juge constate d’abord la régularité substantielle de l’accord des parties. Il vérifie le respect des conditions légales de la transaction. « Nous relevons que l’accord conclu entre les parties respecte les dispositions générales des articles 2044 et suivants du code civil en matière de transaction, ne contrevient pas à des dispositions d’ordre public et contient des stipulations faisant état de concessions réciproques » (PAR CES MOTIFS). Ce contrôle minimal assure la conformité aux principes fondamentaux. La décision souligne ainsi le rôle de gardien de la loi du juge des référés.

La juridiction confère ensuite une force exécutoire à cet engagement conventionnel. Elle s’appuie expressément sur le fondement procédural adéquat. « Vu l’article 1565 code de procédure civile. Homologuons le protocole transactionnel ci-joint » (PAR CES MOTIFS). Cette formalité transforme un contrat privé en titre exécutoire. Elle permet d’assurer l’efficacité pratique de la résolution amiable du litige.

La consécration de la volonté des parties

L’ordonnance entérine prioritairement l’extinction du litige par la volonté commune. Le juge acte la fin du différend par l’effet de la transaction. Cette approche consacre l’autonomie procédurale des parties. Elle rejoint une jurisprudence constante sur l’effet extinctif des accords. « Il y a lieu de constater l’extinction de l’instance par l’effet de la transaction intervenue entre les parties » (Tribunal judiciaire de Lille, le 30 septembre 2025, n°25/00871). La décision illustre la prééminence donnée à la paix trouvée par les justiciables.

Le dispositif complète cette logique par une condamnation aux dépens. Il répartit les frais de l’instance selon les règles de droit commun. Cette mesure accessoire parachève le règlement global du contentieux. Elle démontre l’exercice plein de la juridiction gracieuse. Le juge conserve son pouvoir de décision sur les conséquences procédurales.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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