Tribunal de commerce de Rennes, le 13 octobre 2025, n°2025P00412

Le Tribunal de commerce de Rennes, le 13 octobre 2025, ouvre une liquidation judiciaire. Une société de restauration, assignée par son créancier bancaire, est déclarée en cessation des paiements. Le tribunal estime tout redressement manifestement impossible. Il prononce donc l’ouverture de la procédure de liquidation et désigne les organes de la procédure.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements

La qualification juridique des faits constatés

Le tribunal fonde sa décision sur l’état de cessation des paiements du débiteur. Il constate cet état à partir des informations recueillies. La situation répond à la définition légale de l’impayé exigible. Le débiteur ne peut faire face à son passif avec son actif disponible. Cette appréciation est souveraine et justifie l’ouverture d’une procédure collective.

La portée d’une constatation souveraine

Cette constatation est essentielle pour le déclenchement de la procédure. Elle diffère d’autres décisions où le redressement n’est pas exclu. « Au regard des éléments communiqués, il n’est pas établi en l’état que le redressement du débiteur soit manifestement impossible » (Tribunal de commerce de commerce de Gap, le 19 février 2025, n°2025F00037). Ici, l’impossibilité est établie, orientant vers la liquidation.

Le prononcé de la liquidation pour impossibilité de redressement

Les conditions d’une liquidation immédiate

Le tribunal retient que tout redressement est manifestement impossible. Cette impossibilité est une condition cumulative à la cessation des paiements. Elle permet de passer directement à la liquidation judiciaire. Le juge évite ainsi la phase de redressement jugée inutile. Cette appréciation stricte protège les intérêts de l’ensemble des créanciers.

Les conséquences procédurales de la décision

La décision entraîne des mesures immédiates et prospectives. Un liquidateur et un juge commissaire sont nommés sans délai. La date de cessation des paiements est fixée de manière provisoire. Un inventaire détaillé du patrimoine sera établi par un commissaire-priseur. La procédure est encadrée par un délai maximal de deux ans pour son examen.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture