Tribunal de commerce de Paris, le 10 octobre 2025, n°2025045649

Le Tribunal des Activités Economiques de Paris, le 10 octobre 2025, ouvre une liquidation judiciaire à l’encontre d’une société commerciale. La procédure est engagée par un comptable public pour une créance fiscale de 492 199 euros. Le tribunal constate l’état de cessation des paiements et prononce la liquidation, le dirigeant ne s’y opposant pas. Il fixe rétroactivement la date de cessation des paiements au 10 avril 2024.

La caractérisation de la cessation des paiements

La démonstration de l’état de cessation. Le tribunal fonde sa décision sur l’impossibilité pour la société de faire face à son passif. Il retient que la situation active et passive est indéterminée, hormis le montant de la créance fiscale. L’entreprise est ainsi jugée dans l’incapacité d’honorer ses dettes exigibles.

La portée d’une présomption de cessation. La décision s’appuie sur une interprétation stricte de la définition légale. « L’entreprise est manifestement dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Cette approche confirme une jurisprudence constante sur les éléments probatoires. Elle rappelle que l’ancienneté et l’impayé d’une dette fiscale suffisent à caractériser l’état.

Les conséquences du défaut d’opposition

L’absence de perspective de redressement. Le tribunal écarte l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. Il justifie cette exclusion par l’attitude du dirigeant de la société débitrice. « Le dirigeant ne s’oppose pas à la liquidation judiciaire » (Motifs). Cette absence d’opposition vaut renonciation à toute tentative de poursuite d’activité.

La détermination des modalités de la liquidation. Le tribunal use de ses pouvoirs pour organiser la procédure de liquidation. Il fixe la date de cessation des paiements au 10 avril 2024, compte tenu de l’ancienneté de la dette. Il précise également les délais pour la déclaration des créances et le dépôt de la liste. Cette fixation rétroactive protège la période suspecte et sécurise l’action du mandataire judiciaire.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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