Tribunal de commerce de Clermond-Ferrand, le 9 octobre 2025, n°2025009298

Le Tribunal de commerce de Clermond-Ferrand, par jugement du 9 octobre 2025, se prononce sur une demande d’ouverture d’une liquidation judiciaire. La société débitrice, une SAS exerçant une activité de plâtrerie, est en cessation des paiements. Le tribunal constate l’impossibilité manifeste de son redressement. Il ouvre donc une procédure de liquidation judiciaire simplifiée et nomme les mandataires de justice.

Les conditions cumulatives de l’ouverture
Le tribunal vérifie scrupuleusement les conditions légales requises pour prononcer la liquidation. Il relève d’abord l’état de cessation des paiements de la personne morale. L’examen de sa situation financière permet de l’établir concrètement. Le passif exigible excède notablement l’actif disponible, ce qui rend l’entreprise insolvable. Cette analyse objective est une étape préalable indispensable à toute décision.

La seconde condition examinée est l’impossibilité du redressement. Le juge se fonde sur les informations recueillies pour en faire le constat. Il retient que le redressement de l’entreprise est manifestement impossible. Ce constat, joint à l’état de cessation des paiements, permet légalement l’ouverture de la liquidation. La Cour d’appel de Paris rappelle que « la procédure de liquidation judiciaire n’est ouverte qu’au débiteur en état de cessation des paiements dont le redressement est manifestement impossible » (Cour d’appel de Paris, le 7 novembre 2023, n°23/06602). Le jugement applique strictement ce principe.

Le régime particulier de la liquidation simplifiée
Le tribunal choisit de mettre en œuvre le dispositif de liquidation simplifiée. Ce choix procédural est directement lié aux caractéristiques de la société débitrice. L’entreprise emploie un nombre restreint de salariés et son chiffre d’affaires est modeste. Le cadre légal de la liquidation simplifiée est donc adapté à son cas. La décision mentionne expressément l’application des articles L 641-2 à D 641-10 du code de commerce.

Les modalités pratiques de la procédure sont ensuite précisées par le juge. Il autorise une poursuite d’activité limitée à trois mois pour les besoins de la liquidation. Il fixe également des délais stricts pour le dépôt de la liste des créances et l’examen de la clôture. Ces mesures encadrent une réalisation rapide et ordonnée de l’actif. Elles visent à une gestion efficace dans le cadre d’une procédure allégée.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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