Tribunal judiciaire de commerce de Saint-Etienne, le 22 octobre 2025, n°2025F01524

Le tribunal judiciaire, statuant en matière commerciale, rend le présent jugement de liquidation judiciaire. Il constate l’état de cessation des paiements de la société et l’impossibilité manifeste de son redressement. La juridiction ouvre donc la procédure et en organise les premières mesures d’exécution immédiates.

La qualification des conditions d’ouverture de la liquidation

Le constat irréversible de la cessation des paiements

Le tribunal fonde sa décision sur un double constat établi après instruction. Il relève d’abord l’existence d’une cessation des paiements, condition de droit commun. Il ajoute que le redressement de la société est « manifestement impossible ». Cette appréciation souveraine justifie le choix de la liquidation. Elle écarte toute autre procédure collective de traitement de la crise. La portée est essentielle car elle engage le sort définitif de l’entreprise et de ses actifs.

Le renvoi strict au cadre légal de la liquidation

La décision applique mécaniquement l’article L. 640-1 du code de commerce. Le juge se borne à tirer les conséquences légales de ses constatations factuelles. Il n’exerce ici aucun pouvoir d’appréciation discrétionnaire. La valeur de ce motif est de rappeler le caractère obligatoire de l’ouverture. Dès lors que les conditions sont réunies, le tribunal doit prononcer la liquidation judiciaire.

L’encadrement procédural de la phase d’exécution

Les mesures immédiates d’organisation et de contrôle

Le jugement met en place sans délai l’organe de surveillance et l’organe d’exécution. Il désigne un juge commissaire et un liquidateur judiciaire. Il impose à ce dernier des obligations rapides de rapport et de dépôt de liste de créances. Le sens est d’assurer une transition ordonnée vers la phase de réalisation des actifs. Ces désignations et injonctions initiales structurent toute la suite de la procédure.

La fixation provisoire de la date de cessation des paiements

Le tribunal « fixe provisoirement au 15/09/2025 la cessation des paiements ». Cette date, cruciale pour la période suspecte, n’est établie qu’à titre provisoire. Le liquidateur pourra ultérieurement demander sa révision. La portée est de permettre le lancement rapide de la procédure tout en préservant les droits des créanciers. Cette mesure pragmatique illustre l’adaptation du juge aux impératifs d’efficacité.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture