Tribunal judiciaire de commerce de Grasse, le 2 mai 2024, n°2025F00578

Le tribunal judiciaire, statuant en matière commerciale le 2 mai 2024, est saisi d’une demande d’ouverture de liquidation judiciaire. La procédure révèle une entreprise inactive et une dirigeante ne souhaitant pas poursuivre l’activité. Le juge constate l’état de cessation des paiements et l’absence de perspective de redressement. Il ouvre donc la procédure de liquidation judiciaire et désigne les mandataires de justice. Cette décision illustre les conditions strictes de prononcé d’une liquidation judiciaire d’emblée.

Les conditions de l’ouverture de la liquidation judiciaire

La caractérisation de la cessation des paiements

Le jugement retient la définition légale de la cessation des paiements pour ouvrir la procédure. Les informations recueillies établissent en effet que l’entreprise se trouve en situation de cessation des paiements par son impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Cette citation reprend les termes de l’article L. 631-1 du code de commerce. La valeur de ce point réside dans son application stricte du critère légal, sans recherche d’autres éléments. La portée est essentielle car elle constitue le fait générateur de toute procédure collective.

L’impossibilité manifeste de redressement

Le tribunal constate également l’absence totale de perspective de survie de l’entreprise. Il relève que la société a cessé toute activité et que la dirigeante ne souhaite pas poursuivre l’activité. Cette observation est déterminante pour le choix de la procédure. Sa valeur tient à l’appréciation souveraine des juges du fond sur les perspectives économiques. La portée est pratique car elle justifie le passage direct à la liquidation sans phase d’observation.

Les conséquences du prononcé de la liquidation judiciaire

Les mesures d’organisation de la procédure

Le tribunal met en place immédiatement le cadre de la liquidation en désignant les acteurs clés. Il désigne un juge-commissaire et un liquidateur judiciaire pour administrer la procédure. Il fixe provisoirement au 02/05/2024 la date de cessation des paiements. Cette fixation est cruciale pour la période suspecte. La valeur de ces mesures réside dans leur caractère systématique et ordonné. Leur portée est opérationnelle car elles permettent le démarrage effectif des opérations de liquidation.

Le cadre temporel de la procédure

Le jugement instaure un calendrier précis pour le déroulement de la liquidation. Il fixe à douze mois le délai pour établir la liste des créances et à deux ans le délai pour examiner la clôture. Ces délais sont fixés conformément aux articles L. 624-1 et L. 643-9 du code de commerce. Leur valeur est de sécuriser la procédure en imposant une certaine célérité. Leur portée est pratique car ils encadrent l’action du liquidateur et permettent un contrôle du juge.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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