Tribunal de commerce de Nice, le 16 octobre 2025, n°2025RG03144

Le Tribunal de commerce de Nice, statuant le 16 octobre 2025, se prononce sur l’ouverture d’une procédure collective. La société débitrice, en cessation des paiements, a sollicité l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. Après audition des parties, le tribunal constate l’impossibilité de redressement. Il prononce donc la liquidation judiciaire et désigne les organes de la procédure.

Le constat de l’état de cessation des paiements

La qualification juridique des difficultés du débiteur. Le tribunal relève d’abord l’existence de la cessation des paiements, condition légale d’ouverture. Il s’appuie sur la déclaration effectuée par la société et sur l’examen de sa situation. La décision retient que le débiteur « se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible ». Cette constatation est essentielle pour l’application du droit des procédures collectives. Elle permet de qualifier la situation et justifie l’intervention judiciaire.

La portée de l’appréciation souveraine des juges du fond. Le tribunal procède à une appréciation concrète à partir des pièces et des auditions. Cette appréciation est souveraine et n’est pas remise en cause ici. Elle conduit à dater provisoirement la cessation au 30 juin 2025. Ce pouvoir d’appréciation est central pour adapter la réponse judiciaire à la réalité économique. Il garantit une application pragmatique des textes à chaque situation particulière.

Le prononcé de la liquidation judiciaire

L’absence de perspectives de redressement. Le tribunal examine ensuite les possibilités de poursuite de l’activité. Les éléments présentés par l’entreprise établissent que son redressement est manifestement impossible. Cette formule légale est reprise mot pour mot dans la décision. Elle constitue le fondement nécessaire du prononcé de la liquidation. Le juge vérifie ainsi l’inexistence d’une issue favorable à la continuation de l’exploitation.

Les conséquences immédiates de la décision. Le tribunal prononce la liquidation judiciaire conformément à l’article L640-1 du code de commerce. Il désigne un juge commissaire, un liquidateur et un commissaire de justice. Il fixe également un calendrier procédural pour le dépôt des créances et l’examen de la clôture. Ces mesures organisent le déroulement de la liquidation dans l’intérêt des créanciers. Elles assurent une mise en œuvre ordonnée et efficace de la procédure de liquidation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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