Tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, le 17 octobre 2025, n°2025001016

Le Tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, statuant le 17 octobre 2025, a été saisi d’une demande du mandataire judiciaire dans le cadre d’une liquidation judiciaire simplifiée. Le liquidateur sollicitait l’abandon du régime dérogatoire, la procédure n’étant pas en état d’être clôturée. Le tribunal a accédé à cette demande et a prononcé la prorogation de la liquidation pour une durée d’un an.

Le retour au droit commun de la liquidation
Le juge constate l’impossibilité de clôturer rapidement la procédure. Des éléments persistants empêchent une issue prochaine, justifiant un changement de régime. Le tribunal motive sa décision par la nécessité d’une bonne administration de la justice.

Les causes objectives du renoncement au régime simplifié
Le législateur a prévu un mécanisme de retour au droit commun en cas de difficultés. La décision illustre les limites du dispositif simplifié face à une situation complexe. Le juge relève que « des procédures toujours en cours ou à entreprendre retardent la clôture » (Motifs). Cette circonstance objective constitue le fondement légal de la décision.

La portée pratique de la décision de basculement
L’abandon du régime dérogatoire a des conséquences procédurales immédiates. Il entraîne l’application des règles de publicité et de contrôle du régime ordinaire. La décision vise à garantir une liquidation complète et régulière des actifs. Elle protège ainsi les intérêts des créanciers dans un cadre procédural plus contraignant.

La prorogation comme mesure d’administration judiciaire
Face à l’allongement prévisible de la procédure, le tribunal use d’un pouvoir de gestion. Il fixe un nouveau délai pour parvenir à la clôture, encadrant ainsi la suite des opérations. Cette mesure procède d’un pouvoir d’appréciation confié au juge.

Le fondement légal de l’extension du délai
Le tribunal agit en application de l’article L. 644-6 du code de commerce. Il statue « dans un souci d’une bonne administration de la justice » (Motifs). Ce pouvoir discrétionnaire lui permet d’adapter le calendrier procédural aux nécessités constatées. La prorogation répond à l’impératif d’une liquidation efficace et ordonnée.

Les effets procéduraux de la nouvelle échéance
La fixation d’une audience future organise le contrôle ultérieur du juge. Le tribunal « dit que la procédure de liquidation judiciaire sera appelée aux fins de clôture dans un délai d’un an » (Dispositif). Cette injonction cadence la procédure et impose une nouvelle comparution. Elle garantit un examen final de la régularité et de l’exhaustivité des opérations de liquidation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture